L'absence des cols bleus «injustifiable», dit Labeaume

Comme ils l'ont fait en juin, les employés... (Le Soleil, Caroline Grégoire)

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Comme ils l'ont fait en juin, les employés manuels sont les seuls à ne pas assister à cette rencontre initiée par Régis Labeaume pour tenter d'améliorer le climat particulièrement tendu avec les syndicats dans le contexte de négociations en cours et de déficit des régimes de retraite.

Le Soleil, Caroline Grégoire

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(Québec) Régis Labeaume considère que les cols bleus ont fait une «grave erreur» en boycottant la deuxième «rencontre au sommet» qui se déroulait mardi et pendant laquelle la Ville a présenté l'état des finances sur l'épineuse question des régimes de retraite.

Une rencontre à l'issue de laquelle le maire et les syndicats ont convenu de se revoir le 8 novembre. Reste à voir si les cols bleus y seront. Mais mardi, leur absence a irrité le maire de Québec.

«Au lieu de se demander comment ils vont faire la grève l'hiver prochain, ils devraient être ici à travailler et à trouver des solutions. C'est très malsain comme réflexe. C'est injustifiable. C'est une grave erreur de leur part», a tranché sans détour M. Labeaume à son arrivée mardi matin à l'édifice Andrée-P.-Boucher.

C'est là que la quarantaine de représentants syndicaux avaient aussi rencontré M. Labeaume une première fois le 21 juin.

Comme ils l'ont fait en juin, les employés manuels sont les seuls à ne pas avoir assisté à cette rencontre initiée par M. Labeaume pour tenter d'améliorer le climat tendu avec les syndicats dans le contexte de négociations en cours et de déficit des régimes de retraite.

Vendredi, le président des cols bleus, Marc-André Dufour, avait justifié au Soleil le refus de participer par le fait qu'il n'était pas question de discuter en groupe.

Les cols bleus sont en grève du temps supplémentaire depuis le 24 mai. Or, le maire Labeaume juge qu'ils auraient dû être là. «Ils doivent ça à la population qui les paye très bien», a-t-il lancé.

«Solution globale»

L'argument des différences entre les groupes de syndiqués pour motiver une absence ne trouve pas grâce aux yeux de Régis Labeaume. «Une solution globale sur les fonds de pension devra s'appliquer éventuellement à tout le monde», tranche-t-il. Le déficit des régimes de retraite de la Ville est passé de 144 millions $ en 2001 à 800 millions $, selon les projections de l'administration municipale.

La Ville a mis ces chiffres sur la table avec les chefs syndicaux, mardi. Histoire que tout le monde s'entende sur les mêmes bases avant les négociations.

«Ce ne sera plus le temps après. C'est pour ça qu'on fait le travail, a expliqué le maire. Je ne veux pas que dans quelques semaines, dans quelques mois, on conteste les chiffres.»

L'exercice a été bien reçu par les chefs syndicaux rencontrés à la sortie de la réunion vers 15h.

«C'était surtout une rencontre d'information. Il n'y a pas eu tellement d'avancée, mais est-ce que le futur nous mènera vers des jours meilleurs? On verra», a commenté le président du syndicat des pompiers, Éric Gosselin. «On nous a amené plusieurs chiffres et tableaux sur le régime de retraite. Il va falloir regarder ça avec notre actuaire.»

La vice-présidente des cols blancs, Linda Bélanger, a pour sa part qualifié la rencontre de «correcte». «On était très au fait que les caisses de retraite en arrachaient», a-t-elle indiqué. «Mais la prochaine réunion va être plus importante car on va pouvoir commenter.»

Les syndicats ont en effet soumis mardi des questions qui seront considérées par la Ville ces prochaines semaines. Elles serviront de base à la rencontre de 8 novembre.

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