La Ville de Québec sous-finance sa police, dit le syndicat

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En se basant sur les budgets d'exploitation inscrits dans le plan d'affaires 2012-2015 de la police de Québec et dans les différents rapports annuels des services de police, la Fraternité des policiers de Québec en arrive au constat que la capitale sous-finance son service de police.

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Isabelle Mathieu

(Québec) La Ville de Québec finance deux fois moins son service de police que des villes comme Laval ou Longueuil, déplore la Fraternité des policiers de Québec qui compte bien en informer le nouveau ministre de la Sécurité publique.

Profitant de la rencontre d'information pour les élus sur le plan directeur de la police, qui se tient aujourd'hui à l'hôtel de ville, le syndicat des policiers a ressorti sa calculatrice.

En se basant sur les budgets d'exploitation inscrits dans le plan d'affaires 2012-2015 de la police de Québec et dans les différents rapports annuels des services de police, la Fraternité des policiers de Québec en arrive au constat que la capitale sous-finance son service de police.

Par exemple, pour l'année 2011, Québec a dépensé 70,7 millions $ tandis que Laval allongeait 107,1 millions $ et Longueuil, 88,4 millions $. Et ces deux villes de la Rive-Nord et de la Rive-Sud de Montréal comptent respectivement 400 000 et 300 000 citoyens alors que Québec en dénombre 548 000.

Au prorata de la population, ces deux villes dépensent deux fois plus que Québec, souligne la Fraternité.

Gatineau et Laval ont vu le budget de leur service de police grimper de 30 % entre 2007 et 2011 alors que celui de Québec n'a augmenté que de 2 %.

Pire, ajoute la Fraternité, l'effectif policier est en baisse (17) depuis 2008, contrairement à toutes les autres grandes villes, sauf Longueuil.

«L'hôtel de ville a toujours dit qu'il ne couperait pas dans les services policiers et dans les services de première ligne, mais c'est ce qu'ils font», estime Bernard Lerhe, président de la Fraternité, qui compte informer le nouveau ministre de la Sécurité publique Stéphane Bergeron. «C'est impossible de bien remplir notre mandat si on continue de couper comme ça», ajoute M. Lerhe.

Le président de la Fraternité n'achète pas l'argument de la direction du service de police voulant que le faible taux de criminalité à Québec, un des plus bas dans les grandes villes canadiennes, ne justifie pas de nouvelles embauches.

«On manque tellement de monde que juste pour les opérations régulières, il faut garder des gens en temps supplémentaire», déplore M. Lerhe.

Encore cette semaine, des policiers ont dû faire deux quarts de travail un à la suite de l'autre car il n'y avait personne disponible pour venir les relayer.

Il y a quelques mois, une cinquantaine de sergents de patrouille s'étaient plaints de ce temps supplémentaire obligatoire et craignaient que la fatigue ne leur fasse commettre des erreurs.

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