Vendredi soir, un entraînement de niveau prénovice n'a pu être tenu à l'aréna de Duberger après que le col bleu qui y agissait comme préposé se soit fait porter malade. Comme le syndicat ne l'a pas remplacé en heures supplémentaires, le centre sportif a tout simplement été fermé jusqu'à samedi matin.
Effet domino
«Pour nous, c'est inquiétant. Nos horaires sont déjà faits et les activités des différentes ligues vont débuter bientôt. De plus, chez nous, le ratio d'heures de glace n'est pas très élevé par rapport à d'autres associations. On parle de 2,5 heures par semaine par joueur dans Québec Centre. C'est déjà moins qu'ailleurs, alors imaginez s'il fallait qu'on en perde à cause du conflit!» déplorait samedi M. David Bourget, directeur du niveau atome de l'Association de hockey mineur de Québec Centre.
Daniel Lamontagne, directeur du niveau atome, parlait quant à lui d'effet domino. «On ne peut rien faire là-dedans. À partir du moment où une situation comme ça se produit durant la saison, il faut annuler des matchs et ça a un impact sur les autres associations qui affrontent nos équipes. Et on les reporte quand, ces matchs? Il ne faut pas oublier qu'il y a des dates précises d'ouverture et de fermeture pour les arénas et que c'est difficile d'en déroger.»
M. Lamontagne a signalé que plusieurs parents avaient subi les contrecoups de la fermeture de l'aréna de Duberger vendredi. «Malheureusement, on l'a su à la dernière minute. Et ce n'était pas la première fois qu'on écopait à cause du conflit de travail. Il y a quelques semaines, l'aréna de Loretteville a dû être fermé parce que personne ne voulait faire d'heures supplémentaires pour réparer le compresseur qui était défectueux. On a perdu la glace à cause de ça! Il y a aussi eu une situation semblable à l'aréna Bardy», fait-il remarquer.
La plupart des parents qui assistaient à l'entraînement de leurs enfants de niveau atome samedi après-midi à l'aréna de Duberger n'étaient pas au courant que le centre sportif avait été fermé la veille. Ceux qui avaient été mis au parfum ont cependant déploré eux aussi que le conflit de travail se répercute ainsi sur les jeunes hockeyeurs.
Rapidité d'action
«Quand c'est rendu qu'on pénalise les jeunes, ça me touche un peu plus. On parle quand même de jeunes de 5 et 6 ans dont la pratique a été annulée», commente Sabin Chouinard, saluant toutefois la rapidité avec laquelle l'Association de hockey mineur a avisé les parents de ce contretemps.
«Bien sûr, nous souhaitons que ça se règle. Ça n'a aucun sens s'il faut que l'aréna ferme dès que quelqu'un est malade. La Ville devrait avoir un plan B, s'assurer d'avoir les effectifs nécessaires pour faire face à cette situation», enchaîne pour sa part Robert Dussault.
«Espérons qu'une fois n'est pas coutume, car c'est toujours déplorable que des jeunes paient pour ça. Par contre, c'est vrai que les règles sont bien définies et que les arénas ne font pas partie des services essentiels», conclut M. Dussault.