«C'était une expérience extraordinaire. Mais est-ce qu'on peut répéter? Je ne sais pas. L'opportunité d'avoir un show de cette envergure est rare», a laissé entendre dimanche au Soleil Daniel Gélinas, responsable de la filiale 3E derrière la venue de Roger Waters sur les plaines d'Abraham.
«Les spectacles capables de faire vendre 60 000 billets, ça ne court pas les rues», ajoute le grand manitou du Festival d'été. Et il s'agit du nerf de la guerre : dénicher les mégatournées capables d'engendrer des profits faramineux. «Ce que ça nous prend, ce sont des tournées capables de générer de 3 à 4 millions $ de profits bruts par spectacle. Et il n'y en a pas des tonnes!»
Le Festival d'été - ou sa filiale 3E - n'a pas le choix de viser des tournées d'envergure en raison des investissements requis pour préparer les infrastructures des Plaines et ce, pour un seul soir. Des dizaines de travailleurs supplémentaires ont été requis pour préparer la venue de l'ancien bassiste de Pink Floyd. Des travailleurs spécialisés sont venus en renfort de Montréal pour aider à la création du mur. «C'était une grosse logistique. Et notre monde est un peu fatigué», évoque le directeur général.
Daniel Gélinas était bien sûr ravi d'avoir pu convaincre Roger Waters de trimballer ses briques jusqu'à Québec. Mais il n'aimerait pas que les citoyens de la capitale s'emballent trop. «On en a profité à fond, c'était toute une chance que l'on avait. Mais ça ne veut pas dire que ça revient.»
Échos positifs
Le directeur du Festival d'été de Québec a par ailleurs eu droit à quelques échos en provenance du directeur de la tournée de Roger Waters, Andrew Zweck. «Il m'a dit : "C'était ça qu'on voyait. C'est ça qu'on voulait faire, et c'est ça qu'on a fait."»
Rien n'indique pour l'instant que l'oeuvre The Wall sera présentée de nouveau. Le concert sur les plaines d'Abraham était en principe le dernier d'une série de 193 représentations mondiales, et aucune vente de billets pour 2013 n'a été annoncée. «Quand le spectacle s'est terminé, tout le monde a dit : "Go home! On s'en va chez nous"», résume Daniel Gélinas.
Les vacances du maire Labeaume
Alors que plusieurs Québécois profitent de deux semaines de congé à partir d'aujourd'hui à l'occasion des vacances de la construction, le maire de Québec, Régis Labeaume, sera à l'ouvrage pour les deux prochaines semaines. «Je vais régler des dossiers et, ensuite, je pars en vacances pour trois semaines à quelque part», a-t-il déclaré hier, demeurant discret quant à sa destination. «Je vais relaxer et je vais partir l'esprit en paix cette fois. L'an dernier, je négociais avec Quebecor pour le colisée et un arbre était tombé sur le chalet que je louais dans Charlevoix, alors je n'ai pas vraiment eu de vacances.
Avec Ian Bussières