Labeaume défend les voyages à la Ville

Le maire Régis Labeaume a défendu les dépenses... (Photo Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Le maire Régis Labeaume a défendu les dépenses de voyage de son administration, à l'issue d'une conférence de presse pour le Festival d'opéra de Québec, au Grand Théâtre, mardi matin.

Photo Le Soleil, Pascal Ratthé

Valérie Gaudreau

Valérie Gaudreau
Le Soleil

(Québec) Les frais de voyage à la Ville de Québec ont doublé en un an? Aucun problème, répond Régis Labeaume. Le maire de Québec est ferme : ces voyages sont nécessaires et «payants» pour amener de grands événements dans la capitale.

«Le problème est que les gens n'ont pas compris qu'on n'est pas une bourgade, à Québec», a lancé le maire à l'issue d'une conférence de presse au Grand Théâtre mardi matin. «C'est payant nos affaires, alors je n'ai rien d'autre à dire», a-t-il tranché.

M. Labeaume réagissait ainsi au lendemain d'un reportage de Radio-Canada qui révélait que les frais de voyage à la Ville de Québec ont doublé en deux ans. De 39 voyages ayant coûté 127 000 $ en 2010, le nombre de missions à l'étranger pour le maire, mais aussi d'autres élus et des fonctionnaires, est passé à 55, pour des dépenses de 258 000 $, en 2011.

Le maire lui-même s'est envolé pendant cette période à Rome avec Mgr Gérald Cyprien Lacroix, à Paris, à Saint-Malo et à Toulon pour l'obtention des Grands Voiliers 2017. Plus tôt en 2011, M. Labeaume avait participé à une mission à Londres pour le Congrès SportAccord. Ce voyage, auquel ont participé six personnes, a été le plus coûteux, avec une facture de 27 681 $.

C'est bien peu comparativement aux retombées, soutient Régis Labeaume. «À Londres, on était six, pour 28 000 $, on a eu des retombées de SportAccord de 7 millions $», dit-il en allusion au congrès qui a réuni des fédérations sportives internationales à Québec en mai. «Bordeaux fête le vin [en septembre], vous allez voir, ce sera des millions, les Grands Voiliers [en 2017], ça va être des millions», a aussi justifié le maire Labeaume.

Outre des voyages ayant pour but d'attirer de grands événements, les dépenses épluchées par Radio-Canada montrent aussi plusieurs séjours à l'extérieur de Québec pour des formations, notamment de policiers. Encore là, Régis Labeaume assume tout à fait.

«On veut que des fonctionnaires aillent chercher des connaissances ailleurs. Faut sortir de la ville à un moment donné. Je veux bien qu'on puisse évoluer en allant à L'Ancienne-Lorette, mais ce n'est pas suffisant, je pense», a-t-il ironisé.

L'Espagne en septembre?

Régis Labeaume, revenu vendredi d'une mission d'une semaine à Saint-Malo, à Paris et à Nantes, n'a par ailleurs pas encore décidé s'il se rendra en Espagne en septembre, comme il l'avait annoncé en mai. En marge du Congrès SportAccord, M. Labeaume avait conclu une entente avec la mairesse de Madrid, Ana Botella. La rencontre s'était terminée par une promesse de visiter Madrid, mais aussi Barcelone, avec des entreprises de la région afin de recruter des travailleurs souhaitant s'établir à Québec.

Au cabinet du maire, on a indiqué mardi que la décision n'était toujours pas prise à savoir si M. Labeaume sera du voyage.

«CE SONT DES POLITICIENS»

Régis Labeaume accuse les membres de la Coalition Héritage Québec qui s'inquiètent de l'état de l'église Saint-Coeur-de-Marie d'être en mode «préélectoral». «Ils se donnent des genres de protecteurs du patrimoine, mais c'est des politiciens», a lancé le maire de Québec mardi.

Il vise la porte-parole de la Coalition, Johanne Elsener. Cette dernière a été candidate indépendante en 2009. «Mme Elsener était candidate aux dernières élections et elle va l'être encore», a-t-il avancé.

Jointe mardi, la principale intéressée s'est dite comblée par son implication citoyenne et sa carrière de vétérinaire. «Pour l'instant, c'est non», a-t-elle répondu lorsque questionnée sur une candidature en novembre 2013.

Deux nouveaux partis feront face à Équipe Labeaume, dont Québec autrement et Démocratie Québec, de l'indépendante Anne Guérette. Cette dernière a d'ailleurs fondé la Coalition Héritage Québec en 2007.

Lundi, l'organisme a rendu publique une lettre envoyée au maire il y a un mois. Dans sa missive, la Coalition se disait, photos de fissures et d'infiltration d'eau à l'appui, préoccupée par l'état de ce bâtiment de la Grande Allée, propriété du promoteur Sébastien Leboeuf.

 

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