Nouvelle gare fluviale à Lévis: 12 millions$ de Québec

L'actuel bâtiment de la gare fluviale à Lévis.... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

Agrandir

L'actuel bâtiment de la gare fluviale à Lévis.

Le Soleil, Pascal Ratthé

(Québec) Le ministère des Transports du Québec a confirmé jeudi un investissement de 12 millions $ dans le secteur de la traverse, à Lévis, pour la construction d'une nouvelle gare fluviale.

Tel que le révélait Le Soleil l'été dernier, le gouvernement va de l'avant avec une toute nouvelle gare qui sera construite en bordure du fleuve. «L'échéancier est 2014», a révélé jeudi le président-directeur général de la Société des traversiers du Québec, Georges Farrah, en conférence de presse. La STQ est maître d'oeuvre du projet de 12 millions $, qui sera aussi géré par la Société immobilière du Québec. Les bureaux de la traverse Québec-Lévis changeront de rive pour venir s'installer dans le nouvel édifice.

La gare s'élèvera donc près du fleuve, et la passerelle qui reliait l'ancienne gare et le traversier sera détruite. Le nouveau bâtiment pourra accueillir davantage de passagers, environ 350, et jusqu'à 600 avec le balcon extérieur. Il sera doté d'une terrasse sur le toit qui «donnera un point d'observation exceptionnel sur Québec», a commenté le député de Lévis, Gilles Lehouillier.

Les voies d'accès pour les véhicules seront réaménagées, des voies seront réservées au transport en commun, de nouveaux postes de péage seront installés, un corridor dédié exclusivement aux cyclistes et donnant accès au traversier sera connecté à la piste cyclable. Pour encourager le transport collectif, on a pensé à aménager deux stationnements incitatifs de 150 places chacun aux abords de la gare.

Pas encore de plans

Impossible pour le moment cependant de savoir à quoi ressemblera la fameuse gare. La STQ a en tête un concept préliminaire, mais lancera l'appel d'offres pour l'aspect architectural à l'automne. En janvier, des sources révélaient au Soleil que l'opéra d'Oslo, en Norvège, faisait partie des inspirations.

«On veut s'assurer que la gare va avoir une fonction multifonctionnelle. Ça ne sera pas réservé uniquement au passage des gens qui prennent le traversier. Mais ça va être vraiment une gare que la population va pouvoir s'approprier», a émis M. Lehouillier.

La STQ envisage aussi de créer une aire de restauration, où il y aurait un concessionnaire alimentaire, mais en s'assurant de ne pas concurrencer les commerces aux alentours.

L'ancienne gare, construite en 1864 et rénovée en 1964, sera cédée à la Ville de Lévis qui en assurera la gestion. La conseillère et mairesse adjointe Anne Ladouceur a indiqué jeudi qu'il était trop tôt pour déterminer la vocation qu'on donnerait à l'édifice, mais elle a évoqué l'idée d'un «pavillon d'accueil touristique».

Si les politiciens parlaient jeudi de «coup de départ» et de «passage en mode réalisation», l'annonce du projet de revitalisation du secteur de la traverse a été faite il y a déjà deux ans et rien n'a bougé depuis sur le terrain. En juillet 2010, les gouvernements provincial et fédéral ainsi que la Ville s'étaient engagés pour 19 millions $, partagés à parts égales. Ce montant servira à l'aménagement de la promenade de bois du quai Paquet, à la réalisation d'une esplanade gazonnée et à la réfection de l'ancienne gare.

Nécessité

La nouvelle gare est devenue nécessaire en raison du fort achalandage de la traverse. Les installations actuelles ne suffisaient plus à la demande et ne répondaient plus aux normes de Transport Canada, a expliqué M. Farrah, qui souligne que la traverse de Lévis est la plus utilisée du réseau géré par la STQ avec les deux millions de passagers, 200 000 vélos et 400 000 véhicules qui l'empruntent chaque année.

En ce sens, le pdg de la STQ ne ferme pas la porte à l'ajout d'un troisième traversier qui transporterait uniquement des piétons - entre 350 et 500 - et qui nécessiterait uniquement l'ajout d'un débarcadère piétonnier à côté de celui qui accueille les voitures. «Quand on regarde les tendances au niveau de la demande, c'est un dossier qu'on va avoir sur la table dans une perspective de trois à cinq ans parce qu'on voit un achalandage accru.» La navette fluviale, plus flexible, pourrait effectuer une traversée toutes les 10 minutes. Pour le moment, le projet n'est qu'«embryonnaire», a souligné M. Farrah, parce que les traversiers ne sont pas occupés à plein rendement. «Travaillons pour maximiser les bateaux actuels et par la suite, on pourra voir pour un bateau d'appoint.»

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

publicité

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer