La police de Québec abolit 58 postes temporaires

Sur le même thème

Bernard Lerhe, président de la Fraternité des policiers... (Le Soleil, Steve Deschênes)

Agrandir

Bernard Lerhe, président de la Fraternité des policiers et policières de la Ville de Québec, comprend mal la volonté d'abolir des postes dans le contexte où Québec a l'un des ratios les plus bas de policier par nombre d'habitants parmi les grandes villes au pays.

Le Soleil, Steve Deschênes

Jean-François Néron
Le Soleil

(Québec) Après un mois de rumeurs, la police de Québec a confirmé, mardi après-midi, qu'elle abolira 58 postes de policiers temporaires à la mi-septembre, soit près du triple des mises à pied de chacune des deux dernières années. Une situation que le chef Michel Desgagnés attribue, en partie, au fait que son service a gardé plus de monde en poste à la fin de l'été 2011.

Le Soleil faisait état du bruit qui court dans son édition du 4 juin. On parlait alors d'abolir plusieurs postes de patrouilleurs et de nombreux autres au sein de services spécialisés. La machine à rumeur a repris de plus belle, hier matin, avec un article du Journal du Québec qui avancait la coupe de 100 postes d'ici 2013 et l'abolition de l'Escouade régionale mixte (ERM) Gang de rue et du Groupe de relation et d'intervention policière auprès de la population (GRIPP). M. Desgagnés a interrompu ses vacances pour rectifier le tir.

Par téléphone, le directeur assure qu'il n'a jamais été question d'abolir ces deux unités. Du même souffle, il admet que leur effectif pourrait être révisé à la baisse. Créé en 2002, le GRIPP peut compter jusqu'à 20 membres chargés du maintien de l'ordre lors d'événements et dans le secteur des bars. Les cinq membres de l'ERM Gang de rue, mise en place en 2008, bénéficient d'une subvention gouvernementale annuelle d'un peu plus d'un million jusqu'en 2013.

Le maire Régis Labeaume, a aussi tenu à commenter l'affaire, lors d'un point de presse improvisé en marge des célébrations du 404e anniversaire de la Ville. «[...] Ce sont de mauvaises informations. On ne sait pas d'où ca sort ce chiffre là [...] C'est pas 100, c'est 58.»

À ce sujet, M. Desgagnés souligne qu'il y a plus de mises à pied parce que davantage de temporaires ont gardé leur poste au terme de la dernière année.

Le président de la Fraternité des policiers, Bernard Lehre, a aussi parlé avec son chef hier après-midi. Ce denier lui a confirmé attendre un rapport sur le GRIPP avant de prendre une décision concernant des coupes éventuelles. M. Lehre s'est aussi dit soulagé que le directeur ne souhaite pas dissoudre l'ERM Gangs de rue.

Crainte pour le recrutement

Cependant, il craint l'impact négatif des coupes sur le recrutement. «Les gens vont se dire : "Je ne veux pas être embauché pour ensuite être coupé trois ou quatre ans plus tard".»

D'autre part, il comprend mal la volonté d'abolir des postes dans le contexte où Québec a l'un des plus bas ratio de policiers/habitants parmi les grandes villes au pays. «Déjà, que nous avons du temps supplémentaire obligatoire à faire, avec les coupes projetés, ça n'a pas de bon sens.»

Les appréhensions du représentant syndical se fonde sur le fait que ces registres indiquent 105 policiers temporaires, ce qui n'en laisse que 47 une fois la coupe de 58 effectuée. De son côté, la Ville soutient qu'il restera 75 temporaires au terme de la coupe. Un plan d'organisation révisé du service de police devait être discuté ce soir lors de la séance du conseil de Ville. Il a été reporté au retour de vacances du directeur Desgagnés.

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

publicité

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer