Fête nationale: des failles dans la sécurité

Malgré les fouilles à l'entrée des Plaines (photo),... (Le Soleil, Steve Deschênes)

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Malgré les fouilles à l'entrée des Plaines (photo), des fêtards ont réussi à accéder au site avec de l'alcool.

Le Soleil, Steve Deschênes

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Dominique Hardy
Le Soleil

(Québec) Même si les agents de sécurité fouillaient les sacs aux divers points de contrôle, en plus de procéder à des fouilles corporelles, quelques fins stratèges ont réussi à passer à travers les filets de la sécurité avec de l'alcool.

«On a réussi à passer avec nos bouteilles qui contiennent un peu d'alcool dedans», confie la jeune Mylène Blackburn de Saint-Roch-de-L'Achigan dans Lanaudière, venue célébrer la fête nationale à Québec pour la première fois. «On devrait pouvoir entrer sur le site avec de l'alcool un peu de façon raisonnable, suggère-t-elle. À la Saint-Jean, on boit.»

«La sécurité est vraiment sévère», ajoute son amie Marie-Ève McNicoll, de Saint-Lin-Laurentides. Au moment de l'entrevue près du point de contrôle à la porte Saint-Louis, leurs amies Marie-Ève Lamoureux et Mélissa Barrette venaient de se faire fouiller et elles avaient réussi, elles aussi, à entrer leurs bouteilles qui ne contenaient pas que de la limonade.

Philippe Godet, 20 ans, se réjouissait quant à lui d'avoir berné les agents de sécurité au point de contrôle sur Grande Allée, en leur tendant ses bouteilles d'eau remplies de fort. «Ah, non, c'est de l'eau», auraient-ils répondu en le laissant aller, à sa plus grande surprise.

D'autres, plus originaux, ont crié victoire après avoir enfoui leur flasque d'alcool dans leur sous-vêtement ou dans un contenant de chips.

«Je ne me sens pas libre»

Malgré tout le dispositif de sécurité, une faille existait. Certains ont su éviter les points de contrôle en accédant aux plaines d'Abraham par la promenade des Gouverneurs en provenance de la terrasse Dufferin. Le Soleil n'a observé aucune présence policière à cet endroit, ce qui a permis à certains fêtards de passer leur provision d'alcool en catimini.

Un étudiant en médecine arborant le carré rouge n'a pas digéré l'ordre des policiers de vider sa bouteille de jus qui n'était pas fait à 100 % d'oranges. «Ce que je trouve vraiment déplaisant, c'est que je suis en Amérique du Nord et que je ne me sens pas libre», a déploré le jeune homme qui a préféré conserver son anonymat. «Je m'en fous qu'ils m'aient pris mon alcool. De délaisser nos libertés pour un sentiment de sécurité, c'est une erreur monumentale. Je ne sens plus que mon pays m'appartient. Je me sens paysan.»

Avec la collaboration d'Olivier Parent

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