«On a visité des monuments de personnes qui ont fait la renommé du Québec, que ce soit Louis-Joseph Papineau, Marie de l'Incarnation ou l'historien François-Xavier Garneau. On voulait vraiment mettre de l'avant le besoin de dire que "Je me souviens", ce n'est pas uniquement pour les plaques de voitures, c'est vraiment de recréer un peu l'histoire du Québec, de rappeler aux gens que le Québec d'aujourd'hui s'est fondé à travers une histoire quand même très riche», mentionne David Robitaille, un des organisateurs de la manifestation.
Celui-ci admet que son cortège n'était pas des plus impressionnants, mais il est d'avis que le contexte social actuel a pu jouer un rôle sur l'affluence des personnes. «C'est quand même satisfaisant. On s'attendait quand même à plus de gens que ça, mais on sait qu'il y a eu une grosse manifestation hier, donc c'est sûr qu'il y a peut-être des gens qui ont décidé de se joindre aux festivités plus tard en fin de soirée.»
«Ce qu'il y a de bien avec cette marche-là, poursuit M. Robitaille, c'est qu'elle peut rejoindre tout autant les personnes qui sont de la gauche comme de la droite. L'indépendance nationale, c'est quelque chose qui peut tous nous rejoindre.»
«Ce qu'on voudrait, c'est avoir un pays, pour pouvoir enfin être en mesure de gérer nous mêmes nos lois, nos impôts, nos traités. On voit très bien avec la carte électorale des dernières élections, ce n'est pas nous autres qui avons élu M. [Stephen] Harper, mais c'est lui quand même qui prend des décisions pour le Québec.»
Les organisateurs avaient remis l'itinéraire de la manifestation aux policiers à l'avance et tout s'est déroulé dans le bon ordre, affirme Sandra Dion, du Service de police de Québec.