L'un des irritants majeurs est la nécessité pour les organisateurs d'une manifestation de remettre son itinéraire aux policiers, ne serait-ce que quelques instants seulement avant le début de la manifestation. Mais qu'en était-il avant?
«C'était une règle non écrite que les organisateurs d'une manifestation devaient nous remettre la date, l'heure et le trajet d'une manifestation, indique le capitaine Denis Pelletier, de la police de Québec. Même avant l'entrée en vigueur du règlement, les gens pouvaient recevoir une contravention pour entrave s'ils ne le faisaient pas ou ne respectaient pas l'itinéraire fourni.»
Une autre inquiétude est en lien avec les articles qui stipulent qu'il est interdit de se trouver dans un parc entre 23h et 5h.
À ce sujet, il faut dire qu'il existait déjà un article sur le flânage, le vagabondage et l'interdiction de dormir dans une rue ou dans un endroit public. Le plus vieux règlement qu'il a été possible de consulter en la matière date de 1971. Il indique qu'il est interdit d'occuper plus d'une place assise ou de se coucher sur les bancs dans les parcs.
Anciennes villes
Avant la fusion, plusieurs règlements similaires à celui adopté pour les parcs étaient en vigueur dans les anciennes villes de la région. Parmi elles : Beauport, Sillery, Vanier, Charlesbourg et Sainte-Foy, explique Jacques Perron, porte-parole de la Ville.
Les principaux changements à la réglementation sont probablement ceux dont on a le moins entendu parler au cours des derniers jours. Il touche l'interdiction d'ériger ou de construire des structures comme celles d'Occupons Québec à l'automne. De même, il est interdit d'allumer un feu ou tout appareil alimenté par un combustible quelconque.
Avec l'occupation de la place de l'Université-du-Québec, la Ville s'est rendu compte de sa quasi-impuissance pour démanteler le campement.
Le capitaine Pelletier a tenu à mentionner que ces nouveaux règlements seront appliqués avec jugement. «C'est sûr que si vous êtes dans un parc à minuit, on ne vous arrêtera pas nécessairement. Lorsqu'il n'y a aucune plainte de citoyen, ni tumulte, il n'y a en principe aucun problème.»