Quartier Saint-Sauveur : des logements à la place de l'église désaffectée

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Propriétaire de l'église Saint-Joseph depuis 1998, Nicolas Paradis... (Photothèque Le Soleil, Jocelyn Bernier)

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Propriétaire de l'église Saint-Joseph depuis 1998, Nicolas Paradis envisage de construire 80 logements locatifs sur le site.

Photothèque Le Soleil, Jocelyn Bernier

Jean-François Néron
Le Soleil

(Québec) C'est un ensemble locatif de 80 logements qui est en voie de remplacer l'église désaffectée Saint-Joseph au pied de la Pente-Douce, dans le quartier Saint-Sauveur.

L'annonce récente de la démolition du lieu de culte construit dans les années 40 a fait ressurgir le spectre de voir disparaître brique par brique le patrimoine architectural religieux de la Ville de Québec. Ce n'est pas faute d'avoir essayé de le préserver, explique le propriétaire de l'église, Nicolas Paradis.

«Au départ, on devait faire un foyer pour personnes âgées. Mais on n'a pas eu d'aide et ça coûtait trop cher», explique celui qui a acquis le terrain et le bâtiment pour 60 000 $ en 1998. Les multiples contretemps et difficultés l'ont finalement convaincu d'abandonner ce projet... pour un autre qu'il juge tout aussi, sinon plus, avantageux pour le secteur.

«Je crois que Saint-Sauveur est le quartier qui va prendre le plus de valeur dans les prochaines années. Ce n'est plus ce que c'était. Il y a de plus en plus de travailleurs», soutient le promoteur, qui envisage de construire 80 logements locatifs.

Selon les plans préliminaires, qui doivent être approuvés par la Ville, les bâtiments de quatre étages ceintureront une aire ouverte. Les appartements de quatre et de cinq pièces et demi se loueront de 1000 $ à 1200 $. Les locataires auront accès à un stationnement souterrain. «C'est une denrée rare, des appartements neufs dans Saint-Sauveur qui ne sont pas des logements sociaux», lance M. Paradis.

Faux débat

Le père Jean Lafrance, responsable des oeuvres du même nom, qui accueille des jeunes en difficulté dans l'ancien presbytère voisin de l'église, partage cette opinion. Il est heureux de constater qu'un projet émerge après tant d'années. Surtout qu'il ne voit rien de patrimonial dans l'église Saint-Joseph.

«Je vais me battre pour l'église Saint-Roch, pour l'église Saint-Jean-Baptiste ou pour l'église Saint-Sauveur, mais l'église Saint-Joseph, pantoute, indique-t-il avec son franc-parler.

On a des choix à faire comme communauté. Un million de réparations, on est-tu capable de faire ça?» questionne le prêtre.

M. Paradis, qui possède déjà 300 unités locatives, notamment à Limoilou et dans Saint-Sauveur, espère faire lever de terre dès cet automne le complexe évalué à environ 15 millions $.

Mais avant, il faut démolir.

Le coût de l'opération est de 350 000 $. De cette somme, la moitié est consacrée uniquement à l'enlèvement de l'amiante qui se retrouve dans des murs et recouvre une partie de la tuyauterie.

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