Québec a peu d'intérêt pour le travail de Clotaire Rapaille

Après le «code de Québec», Clotaire Rapaille se... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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Après le «code de Québec», Clotaire Rapaille se trouve présentement en Russie afin de trouver le «code russe».

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

Pierre-Olivier Fortin

Pierre-Olivier Fortin
Le Soleil

(Québec) Deux ans après la retentissante saga Clotaire Rapaille, il semble que la Ville de Québec n'ait que peu d'intérêt à utiliser les données colligées par le spécialiste des codes et du cerveau reptilien ou même à refaire l'image de la «Vieille Capitale».

L'expert en image de marque devait trouver le «code de Québec» notamment au moyen de panels de citoyens appelés à partager leur vision de la ville. M. Rapaille a eu le temps d'en mener quelques-uns avant que la Ville de Québec mette abruptement fin à son contrat, notamment à la suite d'une enquête du Soleil qui avait révélé plusieurs inexactitudes et faussetés dans son CV.

Pendant ces rencontres, M. Rapaille dirigeait les discussions et des employés municipaux prenaient des notes. Il n'avait encore rien produit lorsque tout s'est terminé, fin mars 2010, mais il reste encore les centaines de pages de notes issues de ces rencontres, indique le porte-parole Jacques Perron, de la Ville de Québec. Ce dernier a cependant refusé de les rendre accessibles au Soleil, affirmant qu'il s'agit de «documents de travail» qui ne sont pas publics.

Plan stratégique

Les témoignages recueillis ont servi récemment à la préparation du plan stratégique de la Ville de Québec qui sera bientôt déposé. Mais pour le reste, «on n'a pas les ressources nécessaires pour faire l'analyse complète de ça», explique M. Perron.

Si Régis Labeaume insistait, printemps 2010, pour dire que les démarches du consultant avaient permis de recueillir «du matériel très intéressant» qui sera utilisé ensuite, il semble que l'intérêt pour le branding ait maintenant refroidi quelque peu à l'hôtel de ville.

«Je ne pense pas que ça va servir dans un avenir proche, mais ce n'est pas perdu», affirme Jacques Perron.

Même son de cloche chez l'attaché de presse du maire, Paul-Christian Nolin. «Ce n'est pas dans nos préoccupations. On continue d'aller de l'avant comme ville, sans avoir besoin d'un branding.» La Ville, selon lui, n'en a plus besoin aujourd'hui autant qu'à l'époque de l'embauche de M. Rapaille.

Les services de Clotaire Rapaille auraient coûté 300 000 $, que se seraient partagés la Ville, Pôle Québec Chaudière-Appalaches, le Bureau de la Capitale-Nationale et l'Office de tourisme de Québec. En remerciant M. Rapaille plus tôt que prévu, la facture s'est élevée à 250 000 $.

Malgré plusieurs courriels envoyés à ses collaborateurs dans son entreprise Archetype Discoveries Worldwide, il n'a pas été possible de joindre M. Rapaille, mercredi. Le site Web de l'une de ses filiales indique qu'il se trouve en Russie afin de trouver le «code russe».

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