À la fin mai, le maire de Québec, Régis Labeaume, a rendu visite aux amateurs de planche à roulettes et de patin à roues alignées au planchodrome du parc Victoria, en basse ville. Les jeunes présents avaient alors une demande pour leur maire : un parc intérieur.
«Pourquoi ne pas faire un skatepark intérieur dans une église abandonnée de Limoilou? Les plafonds sont hauts, et c'est ce dont on a besoin», avait lancé un des jeunes. «C'est une bonne idée, on en parlait justement. On va aller voir les églises dans Limoilou», avait rétorqué le maire Labeaume.
Vérification faite, aucune démarche n'a été faite jusqu'à présent auprès du diocèse de Québec par la Ville de Québec pour s'informer de la disponibilité des deux églises, soit les lieux de culte de Saint-François d'Assise et de Saint-Charles.
Mais le diocèse assure qu'il sera attentif à tous les projets communautaires ou sportifs qui lui seront présentés.
«Dès le 1er juillet, tout groupe pourra présenter une offre d'acquisitions auprès de la fabrique de la paroisse. Elle va analyser les offres qu'on va recevoir. Normalement, on espère que des gens dans le milieu et qui ont des objectifs à caractère collectif présentent des offres et se manifestent», explique Rémy Gagnon, responsable du département des fabriques au diocèse de Québec.
Si la Ville de Québec songe à créer un centre sportif intérieur dans l'église Saint-François d'Assise, elle n'a qu'à acheminer une proposition à partir du 1er juillet, fait savoir Rémy Gagnon.
Potentiel de requalification des lieux de culte
Le responsable du département des fabriques croit au potentiel de requalification des lieux de culte. Il cite en exemple la conversion prochaine de l'église Saint-Denys pour la future bibliothèque
Monique-Corriveau, à Sainte-Foy. Une ancienne église de Limoilou (Saint-Esprit) a également donné lieu à la création de l'École de cirque de Québec.
Selon Rémy Gagnon, le processus de vente des églises est bien balisé, et plusieurs critères sont considérés au-delà de l'argent. Rien n'indique donc que le diocèse favorisera un projet immobilier, même si ce dernier peut s'avérer lucratif. «Le caractère communautaire est pris en compte», résume Rémy Gagnon.
La dernière messe sera célébrée le 30 juin à l'église Saint-François d'Assise, sur la 1re Avenue dans Limoilou. Quant à l'église Saint-Charles de la 8e Avenue, aucune date n'a été arrêtée pour la fin des activités. Elle a toutefois été jugée excédentaire par la fabrique, et un calendrier de fermeture sera connu d'ici septembre.
Les catholiques pratiquants seront invités à se rendre à l'avenir à l'église Saint-Fidèle sur la 4e Avenue, qui deviendra le principal lieu de culte de Limoilou.