Labeaume à New York: mise à jour sur la corruption... au cas où

La directrice générale adjointe à la sécurité à... (Photo collaboration spéciale Valérie Gaudreau)

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La directrice générale adjointe à la sécurité à la Ville de Québec, Chantale Giguère, accompagne le maire Labeaume au NYC Global Partners, qui se tient jusqu'à demain à New York.

Photo collaboration spéciale Valérie Gaudreau

 

Valérie Gaudreau, envoyée spéciale
Le Soleil

(New York) La Ville de Québec a beau être convaincue de ne pas avoir de problème de corruption, elle ne doit pas trop «se penser bonne» et baisser la garde, car elle n'est à l'abri de rien, croit le maire Régis Labeaume.

«Le danger est de penser qu'on est bons, c'est pour ça qu'il faut se tenir à jour, rencontrer les autres, voir ce qui se fait ailleurs. Car ces gens-là, les méchants, se modernisent dans leurs trucs. C'est pour ça qu'on est ici.»

Ici, c'est au NYC Global Partners, qui se tient jusqu'à demain à New York, où le maire est arrivé hier après-midi avec la directrice générale adjointe à la sécurité publique de la Ville de Québec, Chantale Giguère.

NYC Global Partners regroupe 85 villes qui discutent annuellement autour d'un thème. Par les années passées, il a été question de lutte contre le terrorisme, d'environnement ou encore de création d'emplois.

Il s'agit d'une première participation de Québec à cette rencontre à l'invitation du maire de New York, Michael Bloomberg.

Mais pourquoi inviter Québec pour discuter de la corruption alors qu'elle y est, dit-on, à peu près inexistante?

«On est en mode prévention. Quand on est sérieux et on ne veut pas que ça nous arrive, on a avantage à comprendre comment ça arrive aussi», a expliqué M. Labeaume. «Ne prenons rien pour acquis, car la sécurité, on en découvre la vraie valeur quand on l'a perdue.»

Chantale Giguère assistera aux deux jours de conférences et d'ateliers. «Ce qui m'intéresse est comment on mesure qu'on est une ville saine. Il n'y a actuellement aucun système de corruption à la Ville de Québec, et on veut demeurer ainsi. C'est pour ça qu'il faut les outils et se faire des contacts avec les autres villes.»

Elle aussi croit que Québec ne doit pas s'asseoir sur ses lauriers. Elle rappelle l'épisode récent d'un commissaire à l'habitation à la Ville, Benoît Côté, qui a dénoncé avoir reçu de l'argent comptant de la part de deux promoteurs immobiliers montréalais.

Le commissaire de l'Unité permanente anticorruption (UPAC), Robert Lafrenière, participe aussi au NYC Global Partners. Il sera l'un des orateurs aujourd'hui. «Ils étaient intéressés par le fait qu'on n'a qu'un an d'existence et qu'on s'est vraiment inspiré de ce qui se faisait à New York», a expliqué M. Lafrenière, rencontré à la réception d'ouverture du colloque dans un hôtel de la 48e Rue.

«Ça fait presque trois ans qu'on est en relation avec eux, alors ça nous a fait plaisir d'accepter l'invitation pour faire un petit état des lieux.»

Le rapport annuel de gestion de l'UPAC sera déposé en juillet, a-t-il précisé.

Le maire Labeaume poursuivra son séjour new-yorkais aujourd'hui en rencontrant notamment le maire Bloomberg. Il assistera aussi au sommet de l'Intelligence Community Forum, où Québec est finaliste pour le titre de ville la plus «intelligente», qui sera décerné vendredi.

>> LU

Un long article du New York Times sur le conflit étudiant et l'effet de la loi 78 sur l'ampleur des manifestations. Lu aussi, dans Le Soleil d'hier, les propos de la ministre de la Culture, Christine St-Pierre, qui estime que le conflit a nui à l'image du Québec à l'étranger. On aurait bien aimé recueillir les propos de la déléguée par intérim du Québec à New York, Manon Boucher. Mais elle a préféré ne pas commenter mercredi à l'aéroport de Newark, où elle a accueilli Régis Labeaume. Ce dernier, qui soupait avec la déléguée mercredi soir, n'a pas été plus bavard sur l'impact de la crise étudiante sur l'image de la province et de sa ville. «C'est en dehors de mes responsabilités. Je ne m'en mêle pas», s'est-il borné à dire.

>> VU

Une riche dame porter fièrement le carré rouge en déambulant sur Park Avenue. Surprise! Étonnement! Mais, ça, c'était de loin. Quelques pas ont suffi pour réaliser qu'il s'agissait plutôt d'une broche rouge décorée d'or élégamment épinglée à son tailleur dernier cri. Un bijou qui vaut probablement plus que le montant de 1625 $ de hausse des droits de scolarité tant décrié. Fausse alerte... rouge.

>> ENTENDU

Les klaxons des automobilistes qui roulent trop vite sur l'autoroute entre l'aéroport et le centre-ville. Les klaxons des taxis pris dans un embouteillage d'une heure de pointe perpétuelle, qu'il soit 14h ou 20h. Ouaip, y a pas à dire, nous sommes bien arrivés à Manhattan pour trois jours sur les traces du maire Régis Labeaume, qui, lui aussi, fait souvent pas mal de bruit.

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