Le droit au lock-out n'intéresse pas Lévis

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Si le droit au lock-out ne figure pas sur sa liste de priorités, la mairesse Danielle Roy Marinelli rejoint le maire de Québec sur plusieurs autres points. «On a d'autres batailles qui sont davantage importantes, comme celle du déficit des régimes de retraite.»

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Stéphanie Martin

Stéphanie Martin
Le Soleil

(Québec) Contrairement à son homologue de Québec, la mairesse de Lévis ne souhaite pas mener «une bataille» pour l'obtention du droit de mettre les employés municipaux en lock-out.

Danielle Roy Marinelli ne croit pas que le droit de lock-out soit un outil approprié dans les négociations avec les employés d'une municipalité. «

Il faut faire attention. Une ville, c'est une entreprise de services. Alors nous, on ne mettra pas nos employés dehors, en lock-out, en sachant qu'on donnera de moins bons services à notre population. C'est quand même délicat pour une ville de demander le droit de lock-out», a exprimé Mme Roy Marinelli, hier.

D'autant plus, dit-elle, que cela ne s'applique pas à tout le monde. Certaines petites municipalités ont très peu d'employés. «Elles ne mettront toujours bien pas leurs trois employés dehors pour négocier une convention collective!»

Régis Labeaume a affirmé la semaine dernière qu'il souhaitait que sa réforme des relations de travail trouve écho lors des prochaines élections provinciales. Le maire de Québec veut aussi revoir l'arbitrage, donner un «coup de barre magistral» dans les régimes de retraite et retirer l'élaboration de la liste des services essentiels des mains des syndicats.

Pas une priorité

Plusieurs de ces demandes sont véhiculées depuis des années par l'Union des municipalités du Québec (UMQ), dont Danielle Roy Marinelli est première vice-présidente. Le discours du maire porte, reconnaît-elle, et «c'est tant mieux».

«Il est médiatisé. Alors le fait que ça soit médiatisé, ça fait en sorte que ça apporte peut-être des appuis supplémentaires» aux revendications des villes et municipalités. «Le discours de M. Labeaume, c'est le discours de l'ensemble des maires du Québec, à chaque rencontre de la Table Québec-municipalités.»

La Table Québec-municipalités (TQM) réunit les villes de Québec et de Montréal, la Fédération québécoise des municipalités (FQM) et l'Union des municipalités du Québec. Elles y discutent avec les représentants du gouvernement des sujets qui les préoccupent.

Si le droit au lock-out ne figure pas sur sa liste de priorités, la mairesse rejoint M. Labeaume sur plusieurs autres points. «On a d'autres batailles qui sont davantage importantes, comme celle du déficit des régimes de retraite.»

Selon elle, les municipalités ont «l'obligation» de partager le déficit des caisses de retraite avec leurs employés. «Il faut que nos employés prennent conscience de ça. Ça va faire partie de nos négociations dans le futur.»

Sur l'arbitrage, Mme Roy Marinelli est ouverte à la proposition du maire de Québec selon laquelle trois arbitres permanents puissent trancher dans une négociation. «Ce serait peut-être bien qu'il y ait plus qu'une personne qui se penche sur un cas comme ça.» C'est le genre de discussions qui ont lieu avec le ministre à la TQM ces jours-ci, a-t-elle révélé.

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