Gros événements: les plaines d'Abraham payantes dès janvier

Dès cet été, les organisateurs de spectacles comme... (AFP)

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Dès cet été, les organisateurs de spectacles comme QuébéComm, derrière la venue de Madonna, payeront un montant «transitoire» pour compenser les frais d'occupation des plaines d'Abraham.

AFP

(Québec) Les Plaines deviendront payantes pour les gros événements dès le 1er janvier. Et dès cet été, les organisateurs de spectacles comme QuébéComm, derrière la venue de Madonna, payeront un montant «transitoire» pour compenser les frais d'occupation du parc fédéral.

Les détails des tarifs qui seront demandés dès l'an prochain seront contenus dans la nouvelle Politique d'utilisation du territoire qui sera en vigueur le 1er janvier, a annoncé mardi la Commission des champs de bataille nationaux (CCBN).

La Politique est en cours d'élaboration et devrait être annoncée ces «prochaines semaines», a expliqué Joanne Laurin, des communications de la CCBN.

«QuébéComm a accepté de nous verser un certain montant. C'est une mesure transitoire parce qu'avec eux, l'entente était déjà signée. Ce montant d'argent sera déjà réinvesti dans le parc.»

3e évènement-expérience-émotion, filiale du Festival d'été, promoteur du spectacle The Wall Live de Roger Waters le 21 juillet, devra aussi payer un montant forfaitaire.

Mardi, Mme Laurin n'a toutefois pas révélé combien ces deux firmes devront payer.

Le fait que la Commission avait décidé de prêter gratuitement le parc fédéral à un groupe privé comme QuébéComm pour le spectacle de Madonna le 1er septembre avait fait jaser lors de son annonce en mars. Certains avaient craint un précédent vers la commercialisation des Plaines. La direction de la CCBN avait justifié cette décision par le fait qu'il s'agissait «d'un rare cas d'exception» et que les retombées économiques pour la région étaient importantes.

«On veut dire aux citoyens qu'on ne les oublie pas et qu'ils pensent qu'à tous les jours il y aura des gros spectacles sur les Plaines», a indiqué Mme Laurin mardi.

Bien que l'annonce de Madonna et de The Wall ait accéléré les choses, Mme Laurin assure que la réflexion est en cours depuis «environ deux ans».

But lucratif ou non

Dans sa nouvelle politique, la CCBN fera la distinction entre les demandes provenant d'organismes à but lucratif (OBL) et ceux à but non lucratif (OBNL).

La tarification demandée sera aussi établie en fonction du fait que l'activité demande un droit d'entrée et si elle restreint l'accès aux Plaines pour la population.

Des festivals récurrents et à but non lucratif comme le Festival d'été et le Carnaval seront aussi touchés dès l'an prochain. «On les a rencontrés et on leur a fait part de la politique qui s'en vient, mais qui ne sera appliquée que le 1er janvier, a expliqué Mme Laurin. On veut vraiment leur donner le temps de se préparer.»

Encore là, aucun chiffre n'est avancé pour l'instant. «Ça va dépendre de ce qui sera précisé dans la politique.»

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