L'idée sur laquelle travaillent divers intervenants depuis un an est de créer un quartier qui s'articule autour de la culture et des beaux-arts. La démarche à laquelle s'associe Espace Cartier, l'association des commerçants du coin, vise à mieux promouvoir le secteur et à mettre à profit ses attraits culturels. Le directeur général d'Espace Cartier, Marc-André Pâlin, citait hier dans nos pages le Grand Théâtre, divers théâtres, l'Opéra de Québec, le Musée national des beaux-arts. Dès cet été, un événement festif se déroulera sur l'avenue Cartier, avec une scène du Festival OFF, de l'animation en lien avec le Forum mondial de la langue française, de la peinture, du théâtre, des terrasses plus vastes, une rue qui fait davantage place aux piétons.
Questionné hier, le maire Régis Labeaume a confirmé l'intérêt de la Ville pour ce nouveau projet et s'est réjoui de l'implication des gens d'affaires. «C'est vrai qu'on travaille là-dessus. L'idée vient de la directrice générale du Musée national des beaux-arts. On en discute depuis plusieurs mois», a-t-il dit en point de presse.
Le maire a lui aussi parlé d'un «quartier des beaux-arts», une appellation qui semble faire consensus parmi les personnes interrogées par Le Soleil. «La dénomination est peu importante, mais la Ville travaille avec les gens du Musée là-dessus et les commerçants de la place. Et c'était très agréable d'entendre le représentant des commerçants dire qu'il était ouvert à ça. Et moi, je pense que pour les gens de la rue Cartier, les commerçants du secteur, ça peut être extraordinaire.»
Le premier magistrat a évoqué la possibilité de créer un parcours artistique. «On peut avoir un parcours sur les beaux-arts dans le quartier. Collé à la nouvelle partie du Musée, ça peut être incroyable. C'est à ça qu'on pense actuellement, et oui, on est très favorables et on travaille très fort là-dessus.»
Signature recherchée
La conseillère responsable de la culture, Julie Lemieux, a indiqué que l'objectif était de «démontrer aux citoyens et aux touristes que ce quartier se marche bien, entre la place D'Youville et le Grand Théâtre, la Grande Allée et le Musée des beaux-arts. On a l'impression qu'il y a des fractures présentement entre ces quartiers-là. On veut rendre ça plus intéressant visuellement». Mais il reste encore à discuter avec tous les intervenants pour «donner une signature spéciale» au quartier. Un mandat sera bientôt donné à une firme d'architecture en ce sens.
La directrice générale du Musée, Line Ouellet, croit que l'agrandissement du complexe muséal à proximité, un projet de près de 100 millions$, ne peut faire autrement que d'avoir un impact tout autour. «Ça crée un momentum dans la ville», dit-elle. D'ailleurs, les autres partenaires culturels du secteur seront interpellés, assure Mme Ouellet.
Quelle allure prendra la nouvelle avenue Cartier? La directrice du Musée se garde de donner des détails, mais elle laisse entendre qu'il y a possibilité d'intégrer du nouveau mobilier urbain, la création d'événements avec les divers acteurs culturels et une meilleure identification tant sur place que dans les plans touristiques.
Avec la collaboration de Valérie Gaudreau