Labeaume défend bec et ongles l'embauche de Robert Laperle

Valérie Gaudreau

Valérie Gaudreau
Le Soleil

(Québec) Régis Labeaume défend bec et ongles l'embauche de Robert Laperle dont le style de gestion est à l'origine de tensions au Service des incendies.

«On aime beaucoup M. Laperle, nous autres», a tranché le maire. Un homme, dit-il, que la Ville a embauché «parce qu'il est compétent».

«Dites-vous bien que si le syndicat attaque M. Laperle, c'est qu'ils ont peur de lui et qu'ils ne veulent pas qu'il soit nommé, ils ne veulent pas qu'il reste, a lancé Régis Labeaume en point de presse lundi. «Je trouve épouvantable ce qu'ils font avec M. Laperle. Ils sont en train de le diaboliser parce qu'ils ne veulent pas l'avoir comme gestionnaire.»

Le maire répliquait ainsi à un article du Soleil de jeudi faisant état de tensions depuis la nomination de cet ancien directeur général du Collège de Champigny. Un homme dont le style de gestion rigide dérange autant les syndiqués que certains chefs-cadres, selon le président de l'Association des pompiers professionnels de Québec, Éric Gosselin.

Enquête

Robert Laperle a notamment irrité le syndicat des pompiers en lançant récemment une enquête administrative sur des pompiers qui, lors d'une formation à motoneige, ont aidé une automobiliste coincée dans la neige.

Lundi, Régis Labeaume a refusé de commenter cette histoire controversée, disant qu'il exposera sa version lors du comité plénier à la mi-avril. «On va l'expliquer de long en large. La vraie version de la motoneige, vous allez voir, c'est extraordinaire», a-t-il dit lundi.

Robert Laperle a été embauché au Service des incendies de la Ville de Québec en juin 2010 pour accompagner sur une base temporaire l'administration municipale dans la réorganisation en cours.

L'article du Soleil faisait aussi mention d'une plainte de harcèlement déposée récemment à son endroit et de son passage plutôt houleux à la tête du Collège de Champigny. On lui a alors attribué la naissance du syndicat en réplique à son mode de gestion et la mauvaise ambiance qui régnait parmi le personnel.

«Eux, par la voie des médias, ils sont en train de le diaboliser et essayent de le détruire. Je leur annonce qu'ils ne réussiront pas car M. Laperle, non seulement il va rester à notre emploi, mais il pourrait progresser dans sa carrière à la Ville de Québec», a conclu Régis Labeaume. «On veut que ce gars travaille avec nous autres. Ils essayent de tuer Laperle actuellement. Je trouve ça épouvantable.»

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