«Tout le monde est derrière la position qu'il faut garder Henri-IV! On va tous dans le même sens, à savoir qu'il est important de garder un nom qui nous rappelle que si on est là, c'est grâce à un engagement pris par le roi Henri IV de soutenir moralement et financièrement Samuel de Champlain, qui a fondé Québec», commentait hier Gaston Dorval, président de la SHQ.
En décembre 2009, la Commission de toponymie du Québec avait à l'unanimité décidé de maintenir le nom d'autoroute Henri-IV même si certains politiciens auraient souhaité qu'elle soit renommée autoroute de la Bravoure. C'est la nouvelle présidente de la Commission de toponymie, Louise Marchand, qui a rouvert le dossier et fera voter les commissaires de nouveau mercredi.
Le premier ministre du Québec, Jean Charest, le maire de Québec, Régis Labeaume, et le député caquiste de Chauveau, Gérard Deltell, se sont déjà montrés favorables à la reconnaissance des faits d'armes des soldats québécois en renommant l'autoroute Henri-IV, qui mène à la base militaire de Valcartier.
«Ceux qui ont réclamé un changement sont surtout des hommes politiques qui ne pensent pas du côté de l'histoire, mais pensent plutôt honorer ceux qui se sont sacrifiés lors des différents conflits armés. Nous sommes d'accord avec ce principe, mais nous estimons que la toponymie existante à Québec honore déjà les militaires de nombreuses façons, sans compter les divers monuments», poursuit M. Dorval.
Respect réclamé
Les 30 signataires réunis par la SHQ qui ont adressé une lettre collective intitulée «Un peu de respect pour Henri IV!» à la Commission de toponymie ont rappelé à l'organisme que l'autoroute 573 était la seule référence toponymique à Henri IV dans la région.
«Dans la région de Québec, l'autoroute Henri-IV est le seul rappel de la mémoire de ce personnage et l'on ne voit pas le motif qui justifierait de le rayer du répertoire toponymique de la ville qu'il a contribué à fonder il y a 404 ans», écrivent-ils dans leur lettre.
Les signataires comptent parmi eux les représentants de 11 organismes dédiés à l'histoire, quatre historiens, quatre professeurs d'histoire à l'Université Laval, trois représentants d'organismes liés à la préservation de la langue française, un géographe, un ethnologue, un consultant en archéologie, des associations acadiennes, irlandaises et franco-québécoises de même que les directeurs de l'École de service social et de l'Institut du patrimoine culturel de l'Université Laval.