De mystérieuses épaves en face de Québec

Quelques-unes des «entités» photographiées dans le lit du... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Quelques-unes des «entités» photographiées dans le lit du fleuve Saint-Laurent et dont on ne connaît pas la nature précise pour le moment.

Le Soleil, Erick Labbé

(Québec) Jusqu'à tout récemment, le fond du fleuve Saint-Laurent en face de Québec était à peu près aussi peu connu, sinon moins, que la surface de la planète Mars. La preuve : en en faisant la cartographie «haute définition» de Cap-Rouge à Beaumont, le fédéral a trouvé pas moins de 15 épaves potentielles apparemment répertoriées nulle part auparavant, selon des images obtenues par Le Soleil.

«Ce qui est vraiment fascinant, c'est qu'en 2011, c'est la première fois que des humains peuvent voir à quoi ressemble le fond marin devant Québec», s'enthousiasme Richard Sanfaçon, responsable des levés hydrographiques pour le Service hydrographique du Canada (SHC), une branche du fédéral qui produit des cartes marines. Le dernier levé effectué à Québec remontait à 1982 et avait été réalisé avec un sonar qui ne permettait de «voir» qu'une mince bande à la fois d'une rive à l'autre - et encore, ces minces bandes avaient été espacées de 50 à 100 mètres.

Comme le fleuve est assez profond à la hauteur de la capitale, c'était suffisant pour les besoins de la navigation.

Mais «dans le cadre de notre travail, on doit tenir les cartes à jour», dit M. Sanfaçon, si bien que le SHC a fini, à l'été 2010, par scruter plus attentivement «notre» fond de fleuve avec un outil beaucoup, beaucoup plus performant - un «sonar multifaisceau», pour les intéressés.

En plus de vestiges du pont de Québec, qui s'est écroulé deux fois lors de sa construction au début du XXe siècle, et d'étonnants champs de dunes en face de Cap-Rouge et du quartier Champlain, le scanner a également révélé 18 «entités», comme les nomme M. Sanfaçon, qui jalonnent le fond du fleuve.

Valeur patrimoniale?

Du nombre, on trouve deux épaves déjà cartographiées, dont celle du Lady Grey (un brise-glace coulé en 1955), et un «coin de quai arraché» de sept mètres de long, voit-on sur les images obtenues par Le Soleil.

Ce qui laisse tout de même 15 «entités non identifiées», potentiellement des épaves, dont la taille varie de 8,5 à près de 41 mètres de long. Bref, une bien belle pêche...

Pour l'instant, dit M. Sanfaçon, le fédéral ne révélera pas leur position, le temps de voir si une ou plusieurs ont une valeur patrimoniale à protéger.

Toutefois «ce ne sera pas évident d'identifier ces bateaux-là, avertit-il. De un, les courants sont très forts, et de deux, la visibilité est si faible que si on envoyait un sous-marin téléguidé, il devrait tellement s'approcher de l'épave qu'il risquerait de se prendre dans la structure».

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