Protection de la vie privée: la Ville veut un «coffre-fort virtuel» sans faille

(Québec) La Ville de Québec veut s'assurer que le «coffre-fort virtuel» de la firme française Almerys respectera la vie privée. Au point où elle vient de confier à des chercheurs de l'Université de Montréal un contrat de 73 000 $ pour analyser les enjeux et les risques juridiques du projet-pilote auquel participeront 30 000 citoyens.

Annoncé en mars dernier, le projet de système d'échange de documents sécurisés marquera l'entrée en Amérique du Nord d'Almerys, une filiale du géant français des télécommunications Orange, qui s'installe dans la capitale sous le nom d'Asentri. Ce projet, dans lequel la Ville investit 1,2 million $, fera de Québec une «vitrine technologique», avait indiqué Régis Labeaume lors de l'annonce. Un enthousiasme renouvelé la semaine dernière alors que le maire a profité d'une mission en France pour s'entretenir avec les représentants d'Almerys.

Dès le printemps prochain, la Ville de Québec deviendra donc une forme de laboratoire alors que 30 000 citoyens testeront le nouvel outil qui permettra de transiger avec la Ville. Ils pourront, par exemple, payer ou demander, sans papier, des comptes de taxes, des réclamations ou des permis. À plus long terme, Almerys espère permettre aux citoyens d'y stocker des documents notariés ou même un dossier médical.

Autant de documents très privés dont le partage virtuel doit se faire en toute confiance. D'où la décision de confier une étude au Centre de recherche en droit public de la faculté de droit de l'Université de Montréal. «Il est essentiel de mettre en place les moyens d'assurer la protection de la vie privée des citoyens», peut-on lire dans une décision de la Ville de Québec.

D'une valeur de 73 202,76 $, ce contrat approuvé par le comité exécutif mercredi prévoit que, d'ici la fin avril, l'équipe dirigée par le professeur Pierre Trudel évaluera les enjeux et les risques juridiques liés au projet-pilote.

«Avant de lancer une telle vitrine, il peut apparaître opportun d'examiner les enjeux et les risques pour être certains qu'on va pas faire de faux pas», a expliqué M. Trudel en entrevue au Soleil jeudi. Le chercheur souligne aussi la nature des documents traités.

«Ça suppose une identification forte, puisque c'est destiné à de vraies transactions. Il faut que ce soit très sécurisé», poursuit celui dont le centre de recherche collabore avec des organismes publics.

Les observations et les conclusions du groupe de recherche seront prises en considération pendant et après le projet-pilote.

«L'objet du travail est d'analyser les enjeux et les risques de manière à ce que le projet, s'il devait être déployé, le soit dans l'ensemble des règles qui existent.»

La Ville lancera dans les prochains mois une campagne de promotion pour inviter les gens à participer au projet pilote de «coffre-fort» virtuel.

Un appel d'offres sera aussi bientôt lancé pour dénicher le fournisseur des 30 000 clés USB qui permettront aux citoyens intéressés de se brancher au projet-pilote.

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