Cette nouvelle mesure fait partie d'une série de nouveautés et de règles pour renforcer l'éthique à la Ville de Québec. En février 2011, la Ville avait mandaté René Villemure, de l'Institut québécois d'éthique appliquée, afin d'encadrer et de conseiller la Ville sur ces nouvelles règles.
Parmi les nouveautés concrètes : une ligne téléphonique dont le coût de fonctionnement est évalué à 100 000 $, peut-on lire dans le document du comité exécutif qui a tenu une séance spéciale lundi sur ces nouveaux règlements d'éthique et de déontologie.
Dans le document consacré à la ligne, on peut lire qu'elle servira non seulement à «encourager l'atteinte de niveaux élevés en matière d'honnêteté, de transparence et d'impartialité», mais qu'elle vise aussi à maintenir la confiance du public envers la machine municipale.
Ainsi, la falsification, la manipulation, des cas de conflits d'intérêts, du mauvais usage de matériel, la corruption, les abus de confiance ou autre «activité inappropriée contrevenant aux règlements sur l'éthique et la déontologie régissant les membres du conseil et les employés de la Ville de Québec» font partie des gestes qui pourront être dénoncés au bout du fil.
Dans le document, la Ville précise aussi que la ligne n'a pas pour objectif de «s'immiscer dans les affaires intimes, personnelles ou privées» ni de suppléer aux mécanismes de plaintes déjà existants comme les bureaux d'arrondissement ou le système de déontologie policière, par exemple.
Les informations transmises par la ligne téléphonique seront traitées par le vérificateur de la Ville de Québec.
Le document de présentation de ce nouveau service expose aussi les mécanismes pour protéger les utilisateurs de la ligne, à qui l'on assure notamment l'anonymat complet.
Énoncé de valeurs
Outre la ligne téléphonique, la Ville de Québec s'est aussi dotée d'un énoncé de valeurs où les mots responsabilité, courage et respect sont définis comme des qualités privilégiées par l'administration.
Les élus adopteront aussi à une séance du conseil municipal les nouveaux règlements sur l'éthique et la déontologie des élus et des employés municipaux, a annoncé lundi le vice-président du comité exécutif, François Picard.