«Il y a une maison de production dans le secteur de l'ancien zoo, et j'avais vu les ours une première fois l'an dernier. J'y suis revenue cette année et j'ai trouvé que ça faisait pitié. Les cages sont petites et leur environnement est délabré et pitoyable», a confié la comédienne en entrevue au Soleil.
«Quand je me suis approchée, l'un des ours est venu vers moi et on voit bien qu'ils ont l'air de s'ennuyer à mourir. J'ai été là une journée et je n'ai vu personne s'occuper d'eux», poursuit celle qui est membre de la Société québécoise des droits des animaux et qui a profité de l'occasion pour prendre quelques clichés des ursidés.
Cinq ans plus tard
La comédienne ne comprend pas pourquoi, cinq ans après la fermeture du zoo, on n'a toujours pas trouvé un nouveau lieu d'accueil pour ces ours, contrairement aux autres animaux qui y étaient en montre.
«Il me semble que ça ne doit pas être compliqué de régler ça. Il y a au moins deux sanctuaires qui se sont offerts pour les prendre. Tout ça pourrait se régler en quelques coups de téléphone», poursuit-elle, consciente qu'à l'âge de 27, 28 et 31 ans et après avoir passé la majeure partie de leur vie en captivité, les trois ours ne peuvent être relâchés dans la nature. «Ces ours ont été privés de leur habitat naturel, ils ont enrichi la ville de Québec toute leur vie. Il serait juste qu'ils aient une retraite paisible. Il faut assumer les conséquences de nos actes. Le maire Régis Labeaume se pose en apôtre de la modernité, mais ça, c'est désuet et archaïque», ajoute Mme Tulasne en faisant référence aux conditions de vie des ours.
La comédienne a l'intention de communiquer elle-même avec l'un des sanctuaires intéressés à accueillir les ours de Québec et de faire appel à la Fondation Brigitte Bardot pour la protection des animaux sauvages et au chef adjoint du Parti vert du Canada, l'ex-hockeyeur Georges Laraque. «Que ce soit une citoyenne comme moi qui sois obligée de s'impliquer là-dedans, ça démontre à quel point personne ne s'occupe des animaux au Québec. J'ai contacté Georges, et il est très ouvert à mettre un peu de pression dans le dossier. Il a fait beaucoup dans le dossier de Lucy, l'éléphant d'Asie du Edmonton Valley Zoo, alors j'imagine qu'il peut nous aider.»