Plus de 200 personnes s'étaient déplacées à la salle du conseil de ville, qui s'est déroulé pour l'occasion sous présence policière, afin de forcer le conseil à revenir sur sa volonté d'actualiser les salaires des élus municipaux.
Lundi, le maire a d'abord tenté de calmer le jeu en abaissant le rattrapage salarial à 65 %, en projetant devant la foule un tableau comparatif avec l'ensemble des municipalités de taille similaire.
Toutefois, les citoyens ont répété que le plan du conseil était exagéré, et ont tenté par tous les moyens d'obtenir une concession du maire. Ce qu'ils auront obtenu au terme d'une période de questions houleuse, pendant laquelle les appels à la démission et les huées se sont multipliés. Le maire a alors indiqué que ses collègues et lui allaient se retirer pour discuter de la situation.
Après délibérations, M. Miller a présenté un projet de règlement portant la rémunération annuelle du maire de 15 907 $ à 18 631 $, à compter du 1er avril prochain. Il grimpera ensuite à 21 298 $ en 2012 et à 23 955 $ en 2013, pour atteindre à ce moment un rattrapage de 50 % par rapport au salaire actuel. Ces données n'incluent pas l'allocation de dépenses qui correspond à la moitié du salaire de base.
D'abord sceptique, l'auditoire a applaudi la nouvelle proposition. «Bravo, parce qu'aucune autre équipe n'aurait fait ce que vous avez fait», s'est exclamé un citoyen, qui avait critiqué le maire un peu plus tôt.
«On a fait un grand bout de chemin. On veut continuer à vous écouter. Le travail qu'on fait est excessivement exigeant», a affirmé le maire Miller. Comme le conseil municipal ne peut adopter un règlement qui prévoit une augmentation sur trois ans, la question salariale devra revenir à l'ordre du jour dans les deux prochaines années.