Écoquartiers: Québec ira solliciter les promoteurs étrangers

Projets résidentiels nouveaux en Amérique du Nord, les... (Photothèque Le Soleil)

Agrandir

Projets résidentiels nouveaux en Amérique du Nord, les écoquartiers - comme celui de la Pointe-aux-Lièvres à Québec - sont désormais répandus en Europe.

Photothèque Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Le Soleil

(Québec) La Ville de Québec ira solliciter les promoteurs du Canada anglais, des États-Unis et même d'Europe pour investir dans ses deux projets d'écoquartiers. Un voyage promotionnel sera organisé en février pour aller à la rencontre d'investisseurs s'étant manifestés depuis un peu plus d'un an.

Depuis l'annonce des projets d'écoquartiers à D'Estimauville et la Pointe-aux-Lièvres en septembre 2009, le téléphone de Charles Marceau ne dérougit pas. Coordonnateur aux grands projets économiques de Québec, c'est à lui que revient la tâche de «vendre» ces projets résidentiels nouveau genre. Nouveau genre en Amérique du Nord, puisque ceux-ci sont désormais répandus en Europe.

D'où l'idée de se rendre sur le Vieux Continent où de nombreux investisseurs s'intéressent de près aux deux projets. Lors d'un déplacement en Suisse en novembre dernier, le maire Régis Labeaume rencontrait d'ailleurs un premier promoteur étranger, Angelo Labate.

Et il est loin d'être le seul, assure Charles Marceau, qui était présent à la rencontre. «Il y a d'autres promoteurs qui se sont manifestés. Il y a plusieurs pays, européens entre autres, où la densification a atteint ses limites et où les promoteurs ne voient plus de potentiel ou il est très difficile à atteindre.»

D'ailleurs, après son entrevue avec Le Soleil, M. Marceau rencontrait à son bureau un délégué des Pays-Bas venu s'informer des projets d'écoquartiers. Et du rôle que des investisseurs néerlandais pourraient y jouer.

Embauchée par Québec pour son expertise dans le développement de l'écoquartier Hammarby de Stockholm, la firme d'architectes suédoise White aurait elle aussi approché des investisseurs pour participer à la construction des deux secteurs. Une façon d'essayer de voir ses plans dépasser le stade de la planche à dessin. «Oui, il y a beaucoup d'échanges. Pour ces gens, investir au Québec est très intéressant. Il y a un potentiel», assure Charles Marceau.

Même des investisseurs de Dubaï se sont manifestés, mais leur proposition n'a pas été retenue. «Ils ont beaucoup d'argent, mais on n'est pas là», a-t-il dit, au sujet de leurs projets davantage connus pour leur démesure que leurs qualités environnementales.

Quelques promoteurs canadiens - de l'extérieur du Québec - se sont également manifestés. «Les grosses villes, Montréal, Toronto, Vancouver, c'est rendu compliqué. Allez à Vancouver et essayez de trouver un espace vert. Ici, ils voient le potentiel. On est comme au début d'où Toronto et Vancouver se sont rendus. Je ne dis pas qu'on veut se rendre là, mais tout le discours de densification, ils le connaissent. Ils sont capables de voir immédiatement le potentiel d'un bâtiment inutilisé au centre-ville», illustre Charles Marceau.

De la place pour les locaux

Comme Québec veut voir les projets d'écoquartiers décoller rapidement, l'homme est à préparer un roadshow pour aller de pays en pays à la rencontre de ces investisseurs potentiels. Le voyage prévu en février devrait le mener de Toronto en Europe en passant par quelques villes américaines.

Même si Québec ira faire la cour aux investisseurs étrangers, Charles Marceau assure que les promoteurs locaux pourront prendre part au projet d'écoquartiers. Ceux-ci pourraient former un consortium d'entreprises afin de réaliser certaines phases, suggère-t-il. La Pointe-aux-Lièvres et D'Estimauville ont d'ailleurs été subdivisés en plusieurs lots pour permettre aux plus petits joueurs de se tailler une place.

Pour convaincre les promoteurs locaux d'adhérer, Charles Marceau n'hésite pas à rappeler que Québec a décidé de ne plus gruger dans sa bande forestière. Et donc que tout le développement futur devra se faire à l'intérieur des actuelles limites de la ville. Bref, la capitale vivra à l'heure de la densification pour les prochaines années. «Les terrains faciles à développer, il n'en reste presque plus. Ce qui reste est contrôlé par quelques gros promoteurs. Ils se les gardent pour les 5 ou 10 prochaines années parce qu'il y a encore un marché [pour les maisons unifamiliales]. Les autres doivent s'ajuster. Plusieurs ne semblent pas savoir comment et où chercher. La Ville, en présentant les deux écoquartiers, dit : "Nous, on a ce produit"», expose Charles Marceau.

«On veut cesser l'étalement urbain et les promoteurs ont compris. Les premiers qui adhèrent à ce changement, les plus innovateurs, seront récompensés.»

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer