Écoquartier: première balade au coeur de la Pointe-aux-Lièvres

Les plans conçus par CCM2 prévoient une rambla... (Crédit firme Côté Chabot Morel)

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Les plans conçus par CCM2 prévoient une rambla centrale, une allée verte à la barcelonaise, où les commerces de proximité sont incorporés au sein des unités de logement.

Crédit firme Côté Chabot Morel

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(Québec) Même s'ils ont la cote sur la scène internationale, les écoquartiers traînent encore la réputation de laboratoires de technologies vertes réservés aux plus riches citadins. Une tendance que n'empruntera pas l'écoquartier de la Pointe-aux-Lièvres, jurent ses concepteurs. La nouvelle icône résidentielle de Saint-Roch vise avant tout «la mixité sociale» et la «qualité de vie humaine».

Le maire de Québec, Régis Labeaume, a lancé la balle dans le camp des promoteurs immobiliers la semaine dernière. Après des mois de consultation et d'esquisses, la Ville de Québec passe le flambeau et lance un appel d'idées au privé pour ses écoquartiers.

Les promoteurs n'auront pas carte blanche pour autant. Par souci de cohérence envers le quartier convoité près de la rivière Saint-Charles, ils devront s'inscrire dans la vision mise de l'avant par les groupes d'architectes mandatés par la Ville.

Afin de démystifier l'avenir du secteur, Le Soleil s'est assis avec l'équipe de Côté Chabot Morel (CCM2), la firme d'architectes qui a imaginé avec Québec la première phase de la Pointe-aux-Lièvres. «On a voulu développer une architecture qui suggère ce que ça peut être, mais tout en laissant une grande liberté. C'est la base de travail, qui est beaucoup plus précise que l'an dernier. C'est la colonne vertébrale de ce que seront les écoquartiers, et qui devrait persister jusqu'à la fin», expose l'architecte Jacques White à propos de la vision qu'il dévoile dans nos pages.

La mairie de Québec a dévoilé jeudi dernier lors du Colloque sur l'innovation les lignes directrices de la Pointe-aux-Lièvres, où pas moins de 910 unités d'habitation devraient voir le jour.

Au-delà des prévisions et des sommes colossales impliquées, les artisans de CCM2 insistent sur le caractère accessible de ce secteur oublié. «Ce qu'on veut, c'est la mixité dans tout : mixité des transports, mixité des prix, mixité des unités disponibles. Ce qui fait la richesse, c'est qu'on va retrouver des personnes âgées, des jeunes familles et des garderies dans le secteur», illustre l'architecte Mathieu Morel.

Si le béton sera intégré aux habitations, plusieurs unités auront plutôt recours au bois, moins cher. «Ça permettrait de diminuer les coûts, et de permettre l'accès au secteur à des premiers acheteurs. Un des objectifs premiers, c'est l'accessibilité. Après ça vient la qualité, mais il faut garantir l'accès à différentes couches sociales», énonce Pierre Morel de la firme CCM2. Tous les immeubles de quatre étages et moins seront dépourvus d'ascenseurs, une contrainte qui aidera à maintenir les prix de vente plus bas.

Autre stratégie économe : s'en remettre aux astres. Au lieu de mettre l'accent sur des technologies environnementales ultramodernes, les gens de CCM2 ont maximisé l'apport du soleil. «D'un point de vue bioclimatique, quand on développe l'orientation solaire, le site est très favorable. Il est orienté plein sud. Ça permettait de développer des percées de soleil à travers les cours qui sont assez généreuses», explique l'architecte Laurie Gosselin.

Vitrine du développement durable, l'écoquartier de la Pointe-aux-Lièvres ne chassera pas l'automobile pour autant. «On a eu beaucoup de discussions sur les stationnements, et on s'est dit qu'on est quand même au Québec, il ne faut pas se faire d'illusions. Toutes les habitations seront donc basées en fonction d'une trame de stationnement en sous-sol.»

L'automobile se garera sans peine, mais elle ne circulera pas avec aise. Les voies de circulation seront concentrées en périphérie. «Dans le fond, vous habiterez dans un parc», illustre Mathieu Morel.

Le secteur de la Pointe-aux-Lièvres bénéficie déjà de la présence de la piste cyclable de la rivière Saint-Charles. Les plans conçus par CCM2 prévoient une «Rambla» centrale, une allée verte à la barcelonaise, où les commerces de proximité sont incorporés au sein des unités de logement. Ultimement, on vise la création d'un nouvel axe cyclable et piétonnier au coeur du parc Victoria, voisin du futur quartier. «Ça permet le lien entre Limoilou et Saint-Sauveur. On espère créer une dynamique interquartiers, où les gens de Limoilou traverseront pour acheter quelque chose ou prendre un café.

Le tracé d'un éventuel tramway à Québec passe directement dans la rue de la Pointe-aux-Lièvres. En outre, l'écoquartier s'inscrit dans un autre projet colossal de Québec, celui du nouvel amphithéâtre. Envisagé sur les terrains d'ExpoCité, l'amphithéâtre se trouverait à proximité de la Pointe-aux-Lièvres. «Une partie des écoquartiers, c'est le rapport au reste de la ville. C'est sûr que le quartier doit avoir sa propre survie, indépendamment de ce qui se passe autour», raconte Jacques White. «Mais en considérant ce qui se passe autour, ça donne pas mal plus de conviction dans ce qu'on veut faire là.»

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