L'aéroport de Québec trop petit d'ici deux ans

D'ici 2015, l'aéroport prévoit des investissements de près... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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D'ici 2015, l'aéroport prévoit des investissements de près de 300 millions $ pour agrandir à nouveau ses installations, après d'importants travaux en 2008.

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(Québec) Ça bouge rapidement à l'aéroport de Québec par les temps qui courent. Après un agrandissement au coût de plus de 100 millions $ il y a un peu plus de deux ans à peine, l'aéroport de Québec prévoit déjà qu'il sera à l'étroit en 2012.

«Ça va plus vite que prévu. Nous avons bâti trop petit en 2008. Nous serons saturés à la fin de 2012 au rythme où l'achalandage augmente», a affirmé au Soleil, le président de l'aéroport, Gaëtan Gagné.

La nouvelle aérogare construite pour les Fêtes du 400e a une capacité d'accueil de 1,4 million de voyageurs par année. Si la tendance se maintient, environ 1,2 million de passagers auront tran­sité par l'aéroport Jean-Lesage cette année, soit une augmentation de près de 14 % par rapport à l'année précédente. Septembre a été particulièrement exceptionnel. Le nombre de voyageurs a bondi de 29 %, principalement sur les vols vers les États-Unis ou en provenance de villes américaines.

«Plusieurs disaient que nous n'aurions pas un million de passagers en 2008. Pourtant, nous l'avons atteint. Après les Fêtes du 400e, certains prédisaient une forte baisse d'achalandage en 2009. Ce ne fut pas le cas. Nous avons eu plutôt une hausse de 2 % alors qu'ailleurs au pays, les aéroports ont connu des diminutions importantes du nombre de voyageurs en raison de la récession», a commenté M. Gagné.

À son avis, la reprise économique au Canada et l'ajout de vols transfrontaliers expliquent en partie la popularité grandissante de l'aéroport de Québec. De plus, la possibilité récente d'utiliser les milles-bonis du programme Aeroplan d'Air Canada sur les vols de Continental et de United aurait également influencé la décision de voyageurs de partir de Québec. La baisse des prix avec la concurrence accrue, particulièrement pour les vols sur Toronto, a également eu un impact sur le nombre de passagers.

«Les gens veulent de plus en plus partir de Québec. Ils ne veulent plus faire trois heures de route pour prendre l'avion à Montréal et faire un autre trois heures au retour. On veut plus de vols, plus de services. Quant aux prix sur les vols Québec-Toronto, il y a quelques années, on payait jusqu'à 1200 $ pour un aller-retour alors qu'on peut avoir le même billet aujourd'hui pour 300, 400 $», a souligné M. Gagné.

Les fortes hausses d'achalandage peuvent aussi s'expliquer par un rattrapage. «Notre achalandage représente 1,5 fois la population de la région. Or, la norme canadienne est de 5,6 fois. Si on appliquait cet indicateur pour Québec, on devrait avoir de trois à quatre millions de passagers à l'aéroport en 2020», a-t-il avancé.

Plus de portes

Quand on parle d'un nouvel agrandissement à l'aéroport, ce n'est pas tellement d'ajouter des comptoirs, des aires de repos, des restaurants mais, avant tout, il s'agit d'augmenter le nombre de portes d'embarquement dans les avions. Présentement, on compte 16 portes d'embarquement, dont trois temporaires. Il en faudrait davantage pour répondre aux demandes des transporteurs aériens aux heures de pointe.

«Avec le nombre de portes que nous avons actuellement, on ne peut pas ajouter bien des vols réguliers aux heures achalandées. Les prochaines hausses d'achalandage viendront de l'utilisation d'avions plus gros, pas avec des vols réguliers supplémentaires. Par contre, pour les vols nolisés, nous avons encore de la place», a précisé le président de l'aéroport.

L'installation d'une nouvelle porte nécessite un investissement variant entre 20 et 30 millions $ en incluant tous les coûts d'agrandissement de l'aérogare actuelle vers l'ouest, du côté de l'immeuble administratif. À terme, l'aéroport veut augmenter de 16 à 24 le nombre de portes d'embarquement pour lui permettre d'accroître le nombre de vols réguliers.

D'ici 2015, l'aéroport qui a été privatisé il y a 10 ans prévoit des investissements de près de 300 millions $ pour agrandir ses installations. «Ça ne se fera pas sans un appui clair de la communauté», a toutefois averti M. Gagné.

À plus long terme, les investissements à l'aéroport pourraient s'élever à 500 millions $. «L'aéroport est un moteur de développement économique majeur dans la région. Il contribue au développement des croisières et du Centre des con­grès. Plus de 2200 personnes travaillent sur le site de l'aéroport pour des compagnies aériennes, des fournisseurs. [Leur] salaire moyen est de 49?000?$ par année», a-t-il souligné.

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