Tramway à Québec: moins d'automobiles sur les routes

Le réseau de tramway de Salt Lake City,... (AFP)

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Le réseau de tramway de Salt Lake City, composé de trois lignes, dessert aujourd'hui 55 000 personnes par jour.

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Le tramway Labeaume
Le tramway Labeaume

L'arrivée du tramway transformera profondément la capitale, anticipe le maire Régis Labeaume. Présenté le 10 juin 2010, le projet qui coûterait 1,5 milliard$ favoriserait les écoquartiers et la densification de la ville. Le maire espère que Québec pourra prendre le tramway en 2020, à temps pour de futurs Jeux olympiques. »

(Québec) Selon Michael A. Allegra, directeur général de l'Utah Transit Authority (UTA), le maire de Québec, Régis Labeaume, est sur la bonne voie en envisageant le tramway comme moyen pour faire diminuer le nombre d'automobiles sur les routes de sa ville et pour accélérer le développement de certains quartiers.

«Je ne savais pas que Québec avait un projet de tramway, mais de ce que vous m'en dites, c'est plein de bon sens. Les gens à l'origine de ce projet devraient nous rendre visite pour voir l'impact que ça a eu ici», explique M. Allegra en entrevue au Soleil.

«Pour nous, c'est vraiment une réussite et on ne peut pas dire qu'il y a eu d'effet négatif. Il faut d'abord savoir que ce ne sont pas les mêmes personnes qui utilisent le tramway que celles qui utilisaient déjà l'autobus. Le tramway est surtout utilisé par des gens qui possèdent une automobile», indique-t-il.

Afin d'étayer son observation, Michael Allegra explique le cas de l'Université de l'Utah, où environ 50 000 personnes travaillent ou étudient.

Pénurie de stationnement

«Avant la venue du TRAX, l'Université vivait une pénurie d'espaces de stationnement. Maintenant, elle a un surplus d'espaces de stationnement!»

Les statistiques compilées par l'UTA démontrent aussi que le pourcentage d'utilisation du transport en commun a fait un bond monumental à la suite de la mise en place du tramway. «Auparavant, 5% de la population utilisait le transport en commun alors que maintenant, on parle de 35%», indique M. Allegra.

Selon lui, c'est le temps de transport, la vitesse et la fiabilité du service qui sont responsables de sa grande popularité. «Le tramway n'est pas arrêté par les autos et il arrive à temps dans 98% à 99% des cas alors que c'est plutôt autour de 80% pour l'autobus.» Michael Allegra va même jusqu'à dire que le tramway est plus rentable économiquement que l'autobus.

«C'est trois fois mieux, ça nous coûte moins cher de faire fonctionner le tramway que l'autobus. C'est simple : 800 personnes peuvent prendre place dans un tramway de quatre wagons avec un conducteur alors qu'un chauffeur d'autobus ne transporte que 40 personnes.»

Outil de développement

Quant à l'idée du maire Labeaume d'utiliser le tramway pour développer le boulevard Charest et densifier la population, le dg de l'UTA y croit, à condition que la volonté politique y soit également.

«Il ne faut pas penser que le rail seul apportera le développement. Il faut que ce soit fait en même temps qu'un plan de développement soutenu par la classe politique. Quand c'est le cas, ça fonctionne», explique-t-il, citant en exemple le secteur où passe présentement la ligne University du système TRAX.

«Auparavant, ce secteur était un endroit pour les automobiles alors que maintenant, c'est un endroit pour les gens! La rue est piétonne et on y retrouve beaucoup de résidants, plusieurs édifices à condominiums de cinq ou six étages», fait-il remarquer.

Larry Ellertson, président du conseil d'administration de l'UTA, abonde dans le même sens. «Il se fait beaucoup de développement autour du rail. La population y est plus dense et le rail nous sert maintenant à planifier le développement du sud-ouest du comté de Salt Lake, où se rendra le tramway dans quelques années.»

M. Ellertson parle également des impacts environnementaux du TRAX.

«Il y a moins d'automobiles sur les routes car les gens prennent ce moyen de transport pour aller de la banlieue à la ville, alors on sent un impact au niveau de la qualité de l'air. En bout de ligne, ça a profité à l'environnement autant qu'à la population.»

Contribution olympique

Le tramway a aussi contribué à faire une réussite des Jeux olympiques de 2002, que Salt Lake a ravis à Québec. «Ces Jeux ont été un succès au chapitre du transport. Quatre millions de personnes ont pris le bus ou le tramway durant les Olympiques», souligne Michael Allegra, directeur général de l'Utah Transit Authority (UTA).

«Oui, ça a été très utile durant les Jeux. J'ai utilisé le TRAX à plusieurs reprises et ça fonctionnait à merveille. Ça venait vraiment apporter quelque chose de plus à notre réseau de transport. On ne bâtit cependant pas un tramway seulement pour les deux semaines olympiques. Il faut que ça s'inscrive dans un plan de développement à long terme», conclut Larry Ellertson, président du conseil d'administration de l'UTA. 

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