Transport en commun: priorité banlieue

Régis Labeaume assure que sa démarche ne vise... (Photothèque Le Soleil, Steve Deschênes)

Agrandir

Régis Labeaume assure que sa démarche ne vise pas à rendre la vie plus difficile aux automobilistes.

Photothèque Le Soleil, Steve Deschênes

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Québec devra développer en priorité le transport en commun pour desservir sa banlieue avant de penser à implanter un tramway en haute ville, tranche le maire Régis Labeaume.

C'est seulement ainsi que la Ville de Québec arrivera à éviter les problèmes de congestion tout en mettant un frein à l'étalement urbain.

«La question, ce n'est pas de savoir si un tramway conviendrait ou non à la haute ville. La réponse, au moment où on se parle, c'est non. Il y a trop de déficiences pour transporter les gens de la Rive-Sud à la Rive-Nord - et inversement -, transporter les gens de l'est, de Loretteville, de Charlesbourg vers le centre-ville. Il y a trop de problèmes là pour qu'on pense mettre un tramway en haute ville. Quant à moi, la cause est entendue. Il faut s'occuper de la banlieue», a plaidé M. Labeaume.

Le maire a tenu lundi soir à rappeler les objectifs du comité sur la mobilité durable qu'il a mis sur pied l'an dernier pour prévoir l'avenir des transports à commun à Québec. Ce groupe de 18 élus et spécialistes doit d'ailleurs rendre un rapport intérimaire en juin à la suite duquel auront lieu des consultations publiques.

Rien contre l'automobile

M. Labeaume a profité de son intervention d'une quinzaine de minutes devant le conseil municipal pour assurer que sa démarche ne visait pas à rendre la vie plus difficile aux automobilistes. «On ne combat pas la voiture, on essaie d'améliorer la situation de tout le monde», a-t-il assuré. Québec évalue à 75 000 le nombre de familles qui viendront s'établir sur son territoire d'ici 2031. Si chacune devait se loger dans une maison, il faudrait développer 35 km2 de terrain, soit 5600 terrains de football. Et ce, en plein territoire agroforestier.

«Il faut qu'on décide pour l'avenir quelle sorte de ville-région on veut. Est-ce qu'on va garder une ceinture verte large autour de Québec? Je pense que oui», a indiqué M. Labeaume. «Est-ce qu'on veut dézoner les terres agricoles? C'est un très grave problème», a-t-il reconnu, soulignant que l'Union des producteurs agricoles s'y opposait.

Droit de veto

M. Labeaume en a de nouveau profité pour dénoncer au passage le droit de veto des MRC au sein de la Communauté métropolitaine de Québec, répétant que «4 % de la population peut bloquer le désir des 96 % autres».

Le maire a également dénoncé le développement résidentiel dans les municipalités de la périphérie nord qui risquent d'affecter la qualité du lac Saint-Charles, principale source d'eau de la Ville. «Ces gens sont plein de bonne volonté, mais ils affectent potentiellement notre avenir quant à l'eau potable.»

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer