Consultation reportée sur le boisé de Saint-Émile

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La Ville a reporté la consultation publique sur le développement du boisé de Saint-Émile le temps de préciser ses cartes.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) La Ville de Québec reporte la consultation publique sur la permission de construire des maisons dans une partie du boisé de Saint-Émile. Le bras droit du maire, François Picard, dit préférer jouer de prudence pour protéger la principale prise d'eau de la capitale.

Confrontée à une pénurie de terrains, l'administration Labeaume a décidé en décembre d'ouvrir à la construction cinq zones forestières. Mais voilà, l'Association pour la protection de l'environnement du lac Saint-Charles (APEL) a aussitôt sonné l'alarme, estimant qu'au moins une d'entre elles, le boisé de Saint-Émile, se trouvait dans le bassin versant de la principale prise d'eau de Québec. Bref, que d'y permettre l'ajout de nouvelles maisons risquait d'avoir un impact sur la qualité de ce que boivent la moitié des citoyens de la Ville.

Disant avoir pleinement confiance en l'APEL, l'administration accepte de retarder la consultation publique prévue pour mardi où plusieurs groupes promettaient de s'opposer au projet. À l'origine du problème se trouve une «divergence» entre le ministère de l'Environnement et la Ville. Les cartes du premier sont précises aux 10 mètres, tandis que celles de la seconde le sont au mètre près.

«Nos cartes sont beaucoup plus précises. À partir de notre ligne du bassin versant, 90 % du secteur se trouve à l'extérieur. Où est la vérité? Peut-être entre les deux», dit François Picard, vice-président du comité exécutif. «On joue vraiment dans la dentelle.»

Mais l'enjeu est de taille. Québec tente justement d'empêcher les municipalités de la MRC de la Jacques-Cartier de permettre la construction de maisons de leur côté du bassin versant. La Ville serait bien mal placée pour faire la leçon si elle-même ne donnait pas l'exemple, reconnaît le responsable de l'aménagement du territoire.

La Ville profitera également de ce report pour tenir compte d'une étude commandée par la Communauté métropolitaine de Québec qui se penche sur l'état du bassin versant de la prise d'eau de la rivière Saint-Charles.

M. Picard assure que la Ville cherche avant tout à protéger la prise d'eau. Ainsi, si une vingtaine de zones forestières ont été étudiées pour contrer la pénurie de terrains, seules cinq ont été retenues. Or, la divergence de cartes met non seulement en doute l'inclusion du boisé de Saint-Émile, mais aussi de deux autres, à Charlesbourg et à Val-Bélair.

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