«On travaille à préparer les concepts, mais c'est très, très préliminaire», précise le président de la CCNQ, Jacques Langlois. «On élabore des scénarios, mais il n'y a rien d'arrêté.» Cette troisième phase prolongera le tronçon existant de 2,6 kilomètres vers l'est, de la côte de Sillery à la côte Gilmour. Entre les deux se trouve une voie ferrée, et à l'autre bout, à la porte du port, la Ville de Québec prévoit construire des bassins rétention à l'anse au Foulon.
Il faudra donc la bénédiction de plusieurs organismes - la Ville de Québec, Transports Québec, le CN et le Port, entre autres - avant de commencer à pelleter.
C'est là où en est la CCNQ. Son président, Jacques Langlois, a rencontré jeudi le président du Port de Québec, Ross Gaudreault. A priori, l'administration portuaire n'y a rien vu de gênant pour ses activités, mais il faudra attendre les détails avant d'en dire davantage, indique en substance le vice-président marketing du Port, Patrick Robitaille.
Comme cette phase est beaucoup plus longue, plus complexe, demande davantage d'argent et de travaux, le gouvernement du Québec a préféré prolonger d'abord à l'ouest. La construction du sentier des Grèves, un lien piétonnier de 3,1 kilomètres entre le quai des Cageux et la plage Jacques-Cartier, devrait donc débuter au printemps pour s'achever un an et 6 millions $ plus tard.
«Mais on peut travailler en parallèle [...] pour accélérer l'échéancier», lance le ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, Sam Hamad. Pendant que la machinerie s'activera à l'ouest, les parties concernées auront le temps de discuter et de s'entendre sur un plan pour l'est de la promenade.
Même si la CCNQ a déjà présenté ses esquisses à son ministère, à la Ville, au ministère des Transports et au Port de Québec, M. Hamad dit qu'il «faut être prudent», que c'est «au niveau de projet» seulement. Il y a encore «beaucoup d'ouvrage en avant de nous», poursuit-il, puisqu'il faudra se coordonner, valider les concepts, les dessins, la faisabilité technique...
En attendant, il confirme que la deuxième phase progresse selon l'échéancier prévu. Donc, d'ici quatre ans, si tout va pour le mieux dans la construction de ces deux autres phases, la promenade devrait compter un peu plus de huit kilomètres au bord du fleuve.