Deux nouveaux quartiers verts pour Québec

Question de marquer l'importance de ce nouveau secteur,... (Maquette Ville de Québec)

Agrandir

Question de marquer l'importance de ce nouveau secteur, Québec souhaite y voir apparaître en bordure du fleuve une tour de 33 étages, ce qui en ferait le plus haut bâtiment de la capitale.

Maquette Ville de Québec

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

(Québec) Délabrés et à l'abandon depuis belle lurette, les secteurs D'Estimauville et de la Pointe-aux-Lièvres seront appelés à devenir le nouveau visage de la ville de Québec. L'administration Labeaume propose en effet d'y construire deux éco-quartiers de 3300 logements.

À défaut d'être la première à aménager un éco-quartier, Québec damera le pion à Vancouver en devenant la ville au Canada avec le plus grand nombre de quartiers verts. Alors que s'amorcent présentement les travaux pour la Cité Verte, la capitale devrait ainsi en compter trois d'ici 20 ans, de s'emballer le maire, Régis Labeaume.

Le projet est ambitieux, mais le plan de match est simple. La Ville profitera de la construction du nouveau bâtiment fédéral pour lancer la revitalisation du secteur D'Estimauville en fonction des principes du développement durable (lire «Éco-quartiers 101»). Question de marquer l'importance de ce nouveau secteur, Québec souhaite y voir apparaître en bordure du fleuve une tour de 33 étages, ce qui en ferait le plus haut bâtiment de la capitale.

Telle une figure de proue tournée vers l'île d'Orléans, l'édifice serait érigé, seul, sur la pres­qu'île où se trouvait jusqu'à cette année la halte pour véhicules récréatifs en bordure de la baie de Beauport. D'ailleurs, Régis Labeaume aimerait bien voir celle-ci coiffée d'une oeuvre d'art symbolisant un phare. «Ça va être très distinctif», de dire le maire.

Un lien pour piétons et cyclistes sera aménagé entre le nouveau bâtiment fédéral et la nouvelle tour, ce qui permettra aux passants de déambuler avec l'île d'Orléans en toile de fond. Dans les phases subséquentes, d'autres bâtiments de quatre à huit étages viendront s'ajouter. Ceux-ci devraient à terme abriter pas moins de 2100 logements, de nombreux commerces de proximité et des espaces à bureaux.

En plus de rendre la vie plus agréable aux résidants - «ils pourront aller acheter leur pain à pied» -, cette mixité devrait faciliter le financement privé, croit M. Labeaume. «Un financier peut balancer son risque. Il y a des moments où l'espace à bureaux est plus facile à vendre, moins les condos», d'exposer le maire.

Chassé par le projet d'éco-quartier, le projet de centre de recherche Neurocité sera déplacé un peu plus au nord, sur les terrains de la ferme SMA, si jamais il devait voir le jour malgré ses difficultés actuelles.

Pointe-aux-Techies

En parallèle à la relance de D'Estimauville, Québec favorisera le redéveloppement en éco-quartier de la Pointe-aux-Lièvres, cette presqu'île au nord du quartier Saint-Roch. Située au croisement de l'autoroute Laurentienne et de la rivière Saint-Charles, celle-ci accueillera seulement 1200 logements, une grande partie devant demeurer un parc public. Ceux-ci seront principalement destinés aux techies, ces jeunes travailleurs de l'industrie des jeux vidéo et les artistes.

Intéressant hasard, le site ressemble à s'y méprendre à celui d'Hammarby, à Stockholm en Suède, transformé au tournant des années 2000 en éco-quartier et duquel s'inspire le projet. Les deux endroits partagent d'ailleurs un lourd passé industriel qui force la tenue d'importants travaux de décontamination.

La Pointe-aux-Lièvres a longtemps abrité l'ancien incinérateur de Québec et plusieurs usines ayant quitté l'endroit depuis de nombreuses années. La Ville a mené dans ce secteur d'importants travaux de décontamination ces dernières années, mais il reste encore pour 4 millions $ de travaux à y faire, a reconnu M. Labeaume.

Les deux projets dont les appels d'offres devraient être lancés sous peu sont jugés trop embryonnaires pour être chiffrés. Mais Québec a tout à y gagner, assure Régis Labeaume. «C'est deux plaies dans la ville. C'est laid. On perd de l'argent.»

Aucun incitatif

Pour l'instant, pas question de donner des incitatifs aux promoteurs pour les encourager à développer dans ces deux secteurs. «Le moins possible. Je pense qu'ils sont capables de faire de l'argent avec ça. Quant à nous, l'objectif est de ne pas avoir d'incitatifs. Si on voit que c'est difficile, on aiguisera notre crayon.»

Pour M. Labeaume, de tels développements ont tout pour séduire les jeunes familles. «Le développement durable est une conviction de plus en plus partagée et une valeur en harmonie avec la jeunesse, une clientèle que nous voulons attirer.»

Le maire rappelle que Québec est la deuxième ville au Québec. D'ici l'an 2031, la proportion des 65 ans et plus devrait doubler, passant de 14 % de la population à plus du quart (28 %), selon l'Institut de la statistique du Québec. Une tendance que l'administration Labeaume souhaite renverser. «Une ville qui vieillit est une ville qui s'appauvrit. Il faut prendre les moyens dès maintenant pour la rajeunir», a-t-il plaidé.

Or, Hammarby a prouvé son pouvoir d'attraction sur les jeunes. La Ville avait d'abord pensé son quartier pour loger sa population croissante de baby-boomers. Mais elle s'est trompée dans ses prévisions, attirant plutôt de jeunes couples avec poussettes, charmés par la qualité de vie.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer