250e de la bataille des Plaines: Ottawa doit se retirer, exige Marois

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La reconstition de la bataille des plaines d'Abraham... (Archives La Presse Canadienne)

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La reconstition de la bataille des plaines d'Abraham en 1999

Archives La Presse Canadienne

Simon Boivin
Le Soleil

(La Malbaie-Pointe-au-pic) Ottawa doit retirer son financement au 250e anniversaire de la bataille des plaines d'Abraham, exige Pauline Marois, qui considère qu'il serait «malvenu» pour un député d'y assister.

En caucus avec son parti dans sa circonscription de Charlevoix, hier, la chef du PQ a souhaité qu'aucun palier de gouvernement ne s'associe à la commémoration de cet événement «triste» et «profondément tragique».

«C'est d'abord le début de la fin de la Nouvelle-France, évoque-t-elle. La survivance, la résilience et le courage du peuple français d'Amérique qui a pu survivre malgré la conquête, malgré le fait que Québec ait été assiégée, que nos ancêtres aient souffert, que nos fermes aient été brûlées, que des femmes aient été violées.»

La Commission des champs de bataille nationaux (CCBN) ? organisme fédéral qui accueille l'événement et injecte 160 000$ dans des activités connexes?doit retirer son financement, demande-t-elle. Et, si le gouvernement du Québec ne doit pas y mettre un sou non plus, Mme Marois n'applique pas cette exigence à la Ville de Québec.

Début août, quelque 2000 figurants bénévoles reproduiront les affrontements entre les troupes du général Wolfe et celles du général Montcalm sur les plaines d'Abraham.

Même si elle considère qu'il s'agit d'un «triste jeu», la leader péquiste ne demande pas l'annulation pure et simple de l'événement. «Nous n'allons pas jusque-là, dit-elle. Si des gens veulent occuper un espace et le faire, qu'ils puissent le faire. Mais les gouvernements ne devraient pas contribuer.»

L'affaire de la reconstitution a embêté les députés péquistes à leur arrivée au caucus. Presque tous ont esquivé les questions des journalistes sur le sujet avant d'en discuter derrière des portes closes avec leurs collègues.

«On n'a pas du tout tergiversé, a défendu la chef Marois. Je tenais à ce qu'on en débatte en caucus. Je trouvais respectueux qu'on puisse avoir ce débat.» Elle soutient que son parti n'est pas atteint d'un syndrome McCartney, à la suite de la controverse née avec la venue du célèbre chanteur anglais.

Au PQ, il n'y aura pas besoin de passer un mot d'ordre pour s'assurer qu'aucun député n'assiste à l'événement. Et que penserait

Mme Marois d'un député qui se rend à la reconstitution? «Il assumera son geste, mais je crois que ce serait malvenu», affirme-t-elle.

Au cours des derniers jours, la députée péquiste Agnès Maltais et la ministre fédérale Josée Verner ont croisé le fer sur cette question.

En parallèle de la reconstitution, des colloques et des expositions sur le 250e anniversaire doivent aussi être organisés.

 Le président de la Commission des champs de bataille, André Juneau, a promis à maintes reprises qu'il n'était pas question de célébrations ou d'événements festifs. Il désire simplement souligner le caractère historique de la bataille.

Hier, la Commission a dit ne pas envisager le retrait de sa participation financière.

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