Procès des pères rédemptoristes: les victimes accusées de vouloir «faire du bruit»

Le Séminaire Saint-Alphonse, à Sainte-Anne-de-Beaupré... (Photothèque Le Soleil)

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Le Séminaire Saint-Alphonse, à Sainte-Anne-de-Beaupré

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(Québec) Les Rédemptoristes assurent qu'ils ont tout fait pour en venir à une entente à l'amiable avec les requérants dans la cause du Séminaire Saint-Alphonse, dans l'optique d'éviter aux victimes de devoir témoigner et d'ainsi revivre les sévices sexuels du passé.

«Nous leur avons fait une offre substantielle et très intéressante», a expliqué Manon Falardeau, celle qui avait été désignée par les Rédemptoristes pour répondre aux questions des journalistes, vendredi.

«On voulait que les victimes n'aient pas à revivre ça en témoignant, a-t-elle ajouté. Mais le requérant Frank Tremblay a rejeté notre proposition, parce qu'il a dit qu'il voulait faire du bruit avec la cause.»

Depuis le début du recours civil, différents témoins ont défilé devant le juge Claude Bouchard pour y raconter les sévices sexuels que certains religieux du Séminaire Saint-Alphonse leur ont imposés. Une des victimes a même eu la nausée en voyant la photo d'un de ses agresseurs.

Mme Falardeau n'était pas en mesure révéler la teneur de la proposition qui aurait été déposée aux requérants. «Je ne suis même pas au courant de ce qui a été mis sur la table exactement.»

La porte-parole assure que les Rédemptoristes ont beaucoup de respect et d'empathie pour les victimes et rappelle que ce n'est qu'une infime minorité de religieux qui ont commis des gestes répréhensibles.

«Il y en a 200 [religieux et laïcs] qui n'ont rien fait à l'époque», a-t-elle précisé.

Le journaliste lui a demandé si les Rédemptoristes comptaient un jour s'excuser aux victimes. Elle a dit l'ignorer. «Nous commençons à présenter notre preuve en octobre. On verra la suite à ce moment-là.»

«Totalement inapproprié!»

En entrevue avec Le Soleil, l'avocat des requérants, Me Serge Létourneau, était renversé de savoir que les Rédemptoristes évoquent publiquement les discussions qui auraient pu avoir lieu pour en venir à une entente à l'amiable.

«Je ne confirme ni n'infirme la tenue de telles discussions, mais de tels pourparlers se déroulent toujours sous le sceau de la confidentialité. On ne devrait pas en parler publiquement. C'est totalement inapproprié!»

En ouverture de procès, l'avocat des Rédemptoristes, Me Éric Lemay, a aussi fait bondir Me Létourneau de son siège quand il a évoqué le sujet devant le juge Claude Bouchard.

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