Fausses alarmes: des amendes encore plus salées

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

(Québec) L'an passé, 99 % des 18 000 appels reçus à la centrale 9-1-1 de Québec pour des alarmes de vol étaient non fondés. Une perte de temps et d'argent à laquelle la Ville veut s'attaquer. Dès janvier, les citoyens et entreprises de télésurveillance tenus responsables d'une fausse alarme pour intrusion recevront une facture encore plus élevée.

En 2007, la Ville donnait un premier coup de barre en harmonisant sa réglementation. Depuis, le nombre de fausses alarmes a chuté environ du quart pour s'établir à 18 000 par année. Un chiffre encore énorme, qui a tendance à stagner. «On dirait que le règlement s'est essoufflé», commente Jacques Perron, porte-parole à la Ville.

«Ça représente encore 50 appels par jour. C'est un nombre important, poursuit-il. À Toronto, où la population est cinq fois plus élevée, il y a eu l'an passé 19 000 appels pour des fausses alarmes de vol. C'est seulement 1000 de plus qu'à Québec.»

M. Perron explique qu'il a été possible d'identifier les moments de la journée pendant lesquelles il y avait un plus grand nombre d'appels. «Ça se passe généralement entre 7h et 9h ainsi qu'entre 16h et 18h. Ça nous amène à penser que c'est de la négligence ou de l'étourderie. Les gens sortent de la maison et se disent : "Oups, j'ai oublié quelque chose" et ils rentrent dans ma maison, faisant déclencher le système.»

Dans un sommaire décisionnel du conseil d'agglomération, on y écrit que la situation affecte la capacité opérationnelle de la police, notamment en matière de sécurité routière. De plus, mentionne-t-on, ces appels d'urgence «inutiles» accroissent les risques d'accident.

Récidivistes dans la mire

Avec la refonte de son règlement, la Ville vise particulièrement les récidivistes, c'est-à-dire ceux à l'origine de deux fausses alarmes ou plus dans une année complète. Le taux de récidive est de 53 % pour les commerces et industries et de 23 % pour les résidences.

En conséquence, une première fausse alarme résidentielle demeure sans frais. Dès la seconde, le montant de l'amende passe de 60 $ à 80 $, et de 90 $ à 140 $ pour la troisième. Les établissements non résidentiels voient aussi l'amende haussée de 120 $ à 140 $ dès la deuxième fausse alarme. À la troisième, l'amende sera de 240 $ plutôt que 180 $ comme actuellement.

Mais plus encore, l'entrée en vigueur du règlement impose une sanction à toute personne ou entreprise qui offre un service de télésurveillance. À chaque fausse alarme, qu'il s'agisse de la première ou de la troisième, le responsable recevra un constat d'infraction de 100 $ ou 150 $, selon que la demande d'intervention non fondée concerne une résidence ou un commerce.

La Ville espère ainsi que les entreprises prendront dorénavant tous les moyens pour s'assurer qu'une alarme est fondée avant d'appeler les policiers. Elle souhaite aussi que la hausse des sanctions responsabilise davantage les utilisateurs à régler les problèmes liés à une utilisation inadéquate ou à un mauvais fonctionnement.

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer