Leurre sur Facebook: «Je bouillais à l'intérieur», raconte le père de la victime

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Plutôt que de se laisser submerger par la colère, le père de la victime a décidé d'agir et a donné rendez-vous à l'accusé.

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(Québec) Le père de la jeune fille de 14 ans leurrée sur Internet par Emmanuel Lavallée, 32 ans, rappelle que les parents demeurent le premier rempart contre les prédateurs sexuels du Web.

Le père a raconté au Soleil pourquoi il a décidé de piéger Lavallée. «Si j'avais pris les conversations et les avais envoyées à la police avant de lui donner rendez-vous, il aurait juste eu l'air d'un gars "qui avait peut-être des intentions". On ne va pas loin pour inculper quelqu'un avec ça. Là, j'ai prouvé qu'il voulait aller plus loin», dit-il, visiblement satisfait de «son coup de filet».

L'homme vérifie à l'occasion le compte Facebook de son ado. Comme le hasard fait parfois bien les choses, il a pu lire les propos troublants au moment où sa fille avait accepté la demande d'amitié de l'inculpé.

«Je lui avais confisqué son téléphone cellulaire. J'en ai profité pour regarder ses échanges. Le problème, c'est que ma fille, comme la plupart des ados, accepte toutes les demandes d'amitié sans se poser de question», lance-t-il.

Il va sans dire que le papa a été choqué par le comportement du trentenaire. Plutôt que de se laisser submerger par la colère, il a décidé d'agir. «Le lendemain, j'ai eu une conversation avec lui. Je me suis placé devant le clavier et je lui ai donné rendez-vous. Il m'a demandé si j'avais déjà fait l'amour. Il a dit qu'il avait 32 ans et m'a demandé si ça me dérangeait. À deux reprises, je lui ai dit que j'avais 14 ans. Je bouillais à l'intérieur, mais toute mon énergie était concentrée pour avoir un rendez-vous. Je ne pouvais pas craquer et commencer à l'engueuler.»

Leçon de vie

Il a poussé l'audace jusqu'à demander à sa fille d'être sa complice, raconte-t-il. Elle, assise à une table du Ashton Saint-Roch, et le père, qui surveillait la scène d'un peu plus loin. «Lorsque je l'ai vu arriver [Lavallée], j'ai appelé le 9-1-1. Ensuite, j'ai montré aux policiers toutes les conversations.»

Bien heureux du dénouement de l'histoire, il reproche cependant aux policiers d'avoir relâché l'accusé le jour du rendez-vous. Lavallée n'a été arrêté que plusieurs jours après, au terme de l'enquête.

«Je leur ai livré sur un plateau d'argent. Les policiers disent qu'ils font de la surveillance. C'est bien, mais tous les parents devraient garder un oeil sur les activités de leurs enfants sur Internet.»

Au moins, l'histoire aura permis à sa fille de retirer une leçon de vie. «On a fait un ménage dans ses amis Facebook. Et à l'avenir, elle va faire attention lorsqu'elle recevra de futures demandes d'amitié.»

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