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Mur de soutènement à Sainte-Brigitte-de-Laval: Hydro n'a plus de patience

Hydro-Québec cherche une solution pour pallier l'instabilité mécanique... (Le Soleil, Steve Deschênes)

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Hydro-Québec cherche une solution pour pallier l'instabilité mécanique de ses poteaux fragilisés par le mur de soutènement.

Le Soleil, Steve Deschênes

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(Québec) Hydro-Québec prévient le promoteur du Domaine Saint-Brigitte-sur-le-Golf : il devra agir vite pour réparer trois poteaux d'électricité dont la «stabilité mécanique» a été fragilisée par l'installation d'un mur de soutènement actuellement contesté par des citoyens.

Ces poteaux, qui ont été rendus instables par les travaux datant de 2010, touchent l'alimentation en électricité de 20 résidences des rues des Hydrangées et des Hémérocalles.

«Les entrepreneurs n'ont pas à intervenir sur le réseau d'Hydro-Québec, c'est ce qu'il a fait et pour nous, ce n'est pas tolérable», a expliqué jeudi Gina Savard, conseillère des relations avec le milieu chez Hydro-Québec. «On doit régler la situation avant l'hiver, soit fin novembre, début décembre», prévient-elle.

Les promoteurs Jean Saint-Hilaire, Robert Naud et Denis Dussault font actuellement l'objet d'une mise en demeure de citoyens de Sainte-Brigitte-de-Laval. Le Soleil a fait état en juillet de ces résidants de 34 maisons du secteur qui préparent un recours civil contre la municipalité et ces promoteurs pour avoir, selon eux, installé un mur de soutènement non conforme et non sécuritaire.

Pas de danger

La construction de ce même mur a aussi touché des poteaux d'Hydro-Québec, a confirmé Mme Savard jeudi. 

La hauteur réglementaire de 3,1 mètres pour les fils à haute tension est respectée, dit la conseillère d'Hydro, qui assure qu'il n'y a pas de danger imminent pour la population. 

«Mais ça touche la fiabilité mécanique de certains poteaux», dit-elle. «Actuellement, aucun travailleur ne peut montrer dedans. Il y aurait une panne demain matin et un monteur ne pourrait pas monter», déplore Mme Savard. 

Elle indique que la société d'État demande depuis longtemps au promoteur de régler le problème. «Mais selon ce qu'on a pu constater, il n'y a rien de réglé.»

Hydro-Québec discute présentement avec les promoteurs dans l'espoir de trouver une solution permanente pour stabiliser les trois poteaux.

«Ça ne tombera pas comme ça, on a toujours évalué le risque après 2010», a poursuivi Mme Savard. «Mais là, on ne peut pas aller plus loin dans l'attente. Si on n'arrive pas à une solution permanente, la solution temporaire est envisagée.»

Cette solution temporaire pourrait vouloir dire déplacer les poteaux pour les rendre stables, illustre-t-elle.

Et qui payera? Trop tôt pour le dire, a répondu la responsable d'Hydro-Québec, qui rappelle toutefois qu'un entrepreneur doit respecter la convention signée avant la construction.

«Lorsqu'on fait un projet, on convient de paramètres que le promoteur doit respecter. Dans le cas de ce promoteur-là, ça n'a pas été respecté», explique Mme Savard. 

Les coûts ne sont pas encore définis, ajoute-t-elle. «Ça dépendra de la solution. On garde confiance de pouvoir régler la situation de façon permanente.»

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