La directrice du Squat Basse-Ville envoie une mise en demeure à Labeaume

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La directrice du Squat Basse-Ville, Louise Fortin

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(Québec) La directrice générale du Squat Basse-Ville, Louise Fortin, somme le maire de Québec Régis Labeaume et la conseillère Chantal Gilbert de lui présenter des excuses pour avoir remis publiquement en question, selon elle, ses méthodes de gestion de l'organisme, en février et en mars.

Mme Fortin leur a fait parvenir une mise en demeure la semaine dernière par le biais de la firme Jean-François Bertrand Avocats, dans laquelle elle leur demande de lui présenter des excuses publiques.

À la réunion du conseil municipal du 4 février dernier, Mme Fortin avait demandé à M. Labeaume d'appuyer moralement l'organisme dans sa quête visant à convaincre le gouvernement provincial d'augmenter son financement public. L'organisme était alors aux prises avec d'importantes difficultés financières.

Le maire avait immédiatement répliqué en affirmant que différentes instances s'interrogeaient sur la gestion de l'organisme. Mme Gilbert avait aussi remis en question l'administration du Squat.

«Je ne veux pas me délester du problème, mais on ne peut pas s'occuper de tout», a déclaré le maire, le 4 février dernier. «Le Squat Basse-Ville, c'est une affaire des services sociaux, c'est le gouvernement du Québec. Là, il y a des gens qui sont en train d'examiner comment ça a été géré, comment ça a été administré, est-ce que ça a été bien administré, bien géré? Est-ce que c'est adéquat par rapport à la mission? Il y a un paquet de questions qui sont posées sur la gestion de Squat Basse-Ville actuellement.»

Un tort irréparable

Dans sa mise en demeure, Mme Fortin affirme que les déclarations du maire ont causé un tort irréparable à sa réputation et à celle de l'organisme.

«Vos agissements ont eu pour effet de porter grandement atteinte à la réputation de notre cliente et surtout à sa carrière qui pourrait se trouver détruite par vos insinuations fallacieuses et diffamatoires. Or, n'êtes-vous pas la même personne qui se targue d'appliquer la politique de tolérance zéro en matière de diffamation [?]. Faites ce que je dis et non ce que je fais! Voilà la maxime qui s'applique à un tel comportement.»

«Vous comprendrez que ce n'est pas parce que vous occupez les fonctions de maire qu'il vous est permis d'attaquer impunément la réputation des gens», peut-on lire plus loin.

Mme Fortin demande donc à M. Labeaume et à Mme Gilbert de lui «faire parvenir un projet de rétractation et d'excuses publiques avant qu'il ne soit transmis aux médias».

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