Sept ans réclamés pour un homme ayant abusé de deux fillettes

Le palais de justice de Québec... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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Le palais de justice de Québec

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(Québec) La Couronne réclame sept ans de pénitencier pour un homme de Québec reconnu coupable de contacts sexuels sur deux fillettes, dont une qu'il avait ramenée de République dominicaine pour vivre avec lui, prétextant vouloir lui offrir une meilleure éducation.

La juge Marie-Claude Gilbert rendra sa sentence le 2 mai sur cette cause pour le moins particulière. En effet, selon la preuve déposée, l'accusé, aujourd'hui âgé de 65 ans, aurait vécu en République dominicaine à partir de 2000. Son identité ne peut être dévoilée pour préserver celle de ses victimes.

C'est sur cette île des Grandes Antilles qu'il a rencontré la famille de la fillette, alors âgée de quatre ans. C'est à cet endroit que les abus ont débuté, a expliqué la procureure de la Couronne, Me Sarah-Julie Chicoine. En 2004, l'homme revenait au pays avec sa victime. Il semble qu'il aurait convaincu la famille de l'enfant que celle-ci aurait droit à une meilleure éducation si elle vivait avec lui au Québec.

Me Chicoine n'était pas en mesure, aujourd'hui, de statuer que Monsieur était légalement le père adoptif de la victime. Mais du moins, il l'était «techniquement», puisqu'ils vivaient ensemble.

Les gestes à caractère sexuel se sont déroulés jusqu'en 2009. Il s'agissait principalement de masturbation, de fellation, de pénétration digitale et de tentative de pénétration. La fréquence variait de chaque semaine au début à quelques fois par mois vers la fin.

Les actes ont cessé d'eux-mêmes lorsque la victime a atteint l'âge de 13 ans. À ce moment, a ajouté la Couronne, l'individu a installé une caméra dans la chambre de la victime pour pouvoir l'observer à sa guise.

Me Chicoine a énuméré plusieurs facteurs aggravants pour justifier l'imposition d'une peine de sept ans. Notamment, un signalement a été déposé à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) lorsque la victime était en troisième année. Cependant, son agresseur lui avait dit «de ne pas parler à la DPJ parce que c'était des gens méchants qui voulaient la séparer de lui».

La jeune fille est aujourd'hui âgée de 17 ans. Elle doit vivre avec de fréquentes crises d'angoisse et connaît un retard scolaire important. «Elle dort tout habillée», a souligné Me Chicoine, soulignant qu'en plus d'avoir eu à vivre un premier déracinement à huit ans, elle a dû en vivre un second lorsqu'elle est partie vivre à Montréal à la suite de la divulgation de cette affaire.

Fille naturelle

La seconde victime de l'accusé est sa fille naturelle. Il a été reconnu coupable d'attentats à la pudeur à son égard au début des années 80. Elle est aujourd'hui âgée de 36 ans.

L'individu est considéré comme un homme introverti dont la personnalité se prête mal bien à une thérapie. Jusqu'à tout récemment, il était porté à minimiser les gestes faits. Aujourd'hui, Me Chicoine a admis avoir senti une «amorce d'empathie» lorsque l'accusé a dit à la juge qu'il «comprenait le mal» qu'il avait fait.

Selon un rapport présentenciel, le risque de récidive serait de faible à modéré.

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