Procédure d'appel de Jacques Delisle: le ministère public contre-attaque

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Jacques Delisle

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(Québec) «C'est essentiellement Me Larochelle qui a tracé le sillon dans lequel le juge Gagnon a labouré», a répliqué Me Michel Fortin du ministère public à Me Jacques Larochelle, à propos de sa plaidoirie sur la thèse du suicide contre celle du meurtre au deuxième jour du pourvoi d'appel de Jacques Delisle, condamné à l'emprisonnement à perpétuité pour le meurtre prémédité de sa femme le 14 juin 2012.

Les juges Nicholas Kasirer, Marie St-Pierre et André Vincent ont pris la cause en délibéré. Après plus de six heures de plaidoiries lundi et mardi matin de la part de Me Larochelle, c'était au tour du ministère public, représenté par Me Steve Magnan et Me Michel Fortin de faire valoir leurs points. Me Michel Fortin s'est appliqué à rectifier les faits entourant la preuve balistique des experts retenus par le ministère public et à miner celle de Vassili Swistounoff, spécialiste de la défense. «Me Larochelle s'emploie à mettre une aura de malveillance et de négligence sur la Couronne. Il a même qualifié l'expert Gravel de menteur», a dit Me Fortin. Il a à nouveau parlé de la tache de fumée noire retrouvée dans la main de la victime, de l'angle de tir ainsi que la trajectoire empruntée par la balle dans la tête de la victime.

Le procureur a repris les paroles de Me Larochelle, avocat de l'ex-juge de la Cour d'appel, pour le mettre face à ses propres contradictions. «Toute cette preuve est physique certes, mais d'une simplicité enfantine a-t-il [Me Larochelle] déjà dit et aujourd'hui, il vous dit qu'elle est complexe.»

Plaidoiries, pas de la preuve

Me Steve Magnan, pour sa part, a relevé les différentes directives que le juge qui présidait le procès, Claude C. Gagnon, a faites à l'intention du jury. «Les directives au jury sur les comportements postinfractionnels étaient louables et nécessaires et le juge Gagnon a fait les mises en garde nécessaires à l'endroit du jury.» Le procureur a admis ses erreurs lors de sa plaidoirie au procès, mais il a souligné que le magistrat l'avait sévèrement corrigé, notamment sur le temps d'absence de Jacques Delisle de sa résidence et sur les témoignages du fils et de la petite-fille de l'accusé. «Le juge Gagnon a rappelé que les plaidoiries des avocats ne sont pas de la preuve et que le jury devait se baser sur la preuve», a-t-il signalé en admettant s'être laissé emporter lors de sa plaidoirie au terme de six semaines de procès.

Auparavant, Me Larochelle avait complété sa plaidoirie en continuant d'écorcher le travail du ministère public.

Jacques Delisle, 77 ans, a pris sa retraite de la Cour d'appel au printemps 2009. Il a été arrêté le 15 juin 2010 pour y être accusé du meurtre prémédité de sa femme, Marie-Nicole Rainville, avec qui il a été marié pendant 49 ans. Le drame s'est produit le 12 novembre 2009 au logement du couple sur le chemin Saint-Louis à Québec. Sa conjointe avait des problèmes de santé en raison d'un AVC et d'une fracture à la hanche. Jacques Delisle, emprisonné à perpétuité, est toujours en attente pour son deuxième procès où il est accusé d'avoir eu en sa possession une arme prohibée. Pour cette accusation, il est passible d'une peine minimale de trois ans de pénitencier.

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