L'agresseur du PEPS au pénitencier pour 44 mois

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(Québec) Mustapha Abdessadek a été condamné à une peine de44 mois de pénitencier pour le viol d'une jeune fille de 17 ans, commis en novembre 2009 près du PEPS, à l'Université Laval.

La juge Marie-Claude Gilbert a rappelé comment Abdessadek, un étudiant d'origine marocaine âgé de 24 ans au moment de l'agression, avait approché la jeune fille par-derrière, alors qu'elle marchait sur la pelouse entre l'arrêt d'autobus et le centre sportif de l'Université Laval.

Il l'a agrippée, disant vouloir lui parler. Elle lui a dit non, mais il l'a alors entraînée de force vers un espace non éclairé, derrière un sapin. Il s'est montré de plus en plus violent, forçant la jeune fille à le regarder dans les yeux, pour lui dire: «Tu es belle, mais je suis plus fort que toi...»

Celle-ci a alors cru qu'elle allait mourir parce qu'après avoir été forcée de regarder son agresseur, elle pouvait l'identifier. La juge a ensuite décrit le viol subi par l'adolescente, pour conclure que «l'acte de prédation est un acte violent en soi. Il a utilisé la force pour contraindre sa victime, au point où elle a craint pour sa vie. L'agression a entraîné des séquelles importantes, pour elle et pour sa famille.»

En effet, la jeune fille a dû interrompre ses études, qu'elle n'a pas terminées. Elle a souffert de dépression, de cauchemars et n'a jamais eu le courage de reprendre l'autobus seule. Ses parents, impuissants devant son état, ont eux aussi traversé des épisodes de dépression. La jeune fille a dû être hospitalisée à deux reprises pour un total de cinq mois, souffrant d'un syndrome de stress post-traumatique.

Abdessadek avait plaidé non coupable, invoquant des «différences culturelles» et des problèmes d'adaptation, une défense que la juge a écartée du revers de la main.

Les circonstances sont aggravantes, a-t-elle conclu, et il y a peu de facteurs atténuants. La couronne demandait une peine de cinq ans alors que la défense suggérait 18 mois. La juge Gilbert a estimé que la gravité des faits justifiait une peine de 44 mois, moins les12 mois de détention depuis son arrestation, en février 2012.

Une peine assortie d'un élément réprobateur vise à dénoncer une conduite qui porte atteinte aux valeurs fondamentales de la société, a-t-elle observé. L'acte de prédation a fait en sorte que plusieurs ne se sentiront plus libres de circuler sans crainte d'être à leur tour victimes.

Mustapha Abdessadek a aussi été condamné dans un dossier semblable à Rimouski, postérieur à celui de Laval.

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