Mort de Linda McInnis: un homme accusé malgré l'absence du corps

Linda McInnis avait été vue la dernière fois... (Le Soleil, Matthieu Boivin)

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Linda McInnis avait été vue la dernière fois le 4 janvier alors qu'elle quittait sa résidence. La victime habitait un condominium situé au 936, rue des Prairies, dans le Vieux-Port de Québec.

Le Soleil, Matthieu Boivin

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(Québec) Myrko Kvist, 40 ans de Québec, a été arrêté lundi pour l'homicide involontaire de Linda McInnis, 58 ans, une dame portée disparue depuis le mois de janvier. Comme il l'avait fait dans le cas du meurtre de Lyne Massicotte, le ministère public a déposé l'accusation contre Kvist, même si le corps de la victime n'avait pas été localisé, mardi après-midi.

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Linda McInnis 58 ans, de Québec

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Myrko Kvist, 40 ans, de Québec

Le Soleil a confirmé auprès de différentes sources que les forces policières n'étaient pas en possession du corps de Mme McInnis, mardi, lors du dépôt de l'accusation. En janvier 2010, Alain Perreault avait été accusé du meurtre de Lyne Massicotte, même si la dépouille de la victime était toujours manquante. Perreault a depuis été reconnu coupable de cet homicide et il a porté sa cause en appel.

Le meurtre de Mme McInnis est le premier à survenir sur le territoire de la ville de Québec en 2013.

La femme avait été vue la dernière fois le 4 janvier alors qu'elle quittait sa résidence. La victime habitait un condominium situé au 936, rue des Prairies, dans le Vieux-Port. Inquiète de ne pas avoir de nouvelles de Mme McInnis, sa famille avait avisé la police de Québec qui, le 12 janvier, sollicitait l'aide de la population et des médias pour la localiser. À l'époque, la police disait craindre pour sa sécurité.

Une femme sans histoire

Un voisin qui habite le même édifice que Mme McInnis, Clément Couture, a présenté la victime comme une femme sans histoire, très rangée, qui vivait en solitaire. Sa fille habite aux États-Unis, alors que d'autres membres de sa famille vivent dans la région de Montréal.

Mme McInnis avait un réseau social très limité dans la capitale. Au moment de sa disparition, très peu de gens tournaient dans son environnement immédiat, ce qui a permis aux enquêteurs de localiser rapidement un suspect potentiel.

Mme McInnis travaillait auprès des enfants, dans une garderie ou dans une école, se souvient M. Couture. Il ne comprenait pas qu'on puisse en avoir voulu à cette femme d'une discrétion légendaire.

La victime avait dû faire faire des rénovations dans son condo dans les derniers mois de 2012, en raison de problèmes d'infiltration d'eau. Elle avait donc habité ailleurs durant quelques semaines, pour ensuite retourner dans son logement. Dans le temps des Fêtes, M. Couture lui avait prêté un de ses deux espaces de rangement afin de permettre à Mme McInnis d'y déposer certains de ses biens excédentaires. C'est la dernière fois qu'il l'a vue.

Mardi, la police de Québec était très avare de commentaires sur les circonstances qui auraient mené à l'homicide de Mme McInnis. « On attend toujours les résultats d'expertise de certains éléments qui peuvent devenir des éléments de preuve au dossier », se bute l'agente Catherine Viel.

Antécédents judiciaires

Kvist a été arrêté lundi soir, à Québec. Il a été interrogé puis a comparu mardi après-midi au palais de justice. Le ministère public s'est opposé à sa remise en liberté. Il reviendra devant le tribunal le 27 février pour son enquête sur remise en liberté. L'accusé a d'ailleurs habité durant un certain temps le même édifice de condos où vivait la victime.

L'accusé possède des antécédents judiciaires récents en matière de vol à l'étalage et de fraude. Il devait revenir en février devant le tribunal concernant ces deux affaires. Il a été reconnu coupable de vol qualifié en 1991.

On connaît peu de choses sur l'accusé. À l'automne, l'individu a tout vendu pour faire un voyage de 50 jours en France. Le Soleil a d'ailleurs visionné une des vidéos que l'accusé diffusait sur le Web.

Fait particulier sur cet homicide, il s'agit de la deuxième femme qui habite le 936, rue des Prairies à se faire assassiner au cours des dernières années. En octobre 2006, Catherine Bourbonnière, 27 ans, avait été poignardée à mort dans son appartement situé dans cet édifice, l'ancienne église Notre-Dame-de-la-Paix. C'est son ex-ami de coeur, Hugo Jesus Gamez Pineda, qui l'avait tuée. En avril 2007, il avait reconnu sa culpabilité et reçu une peine à perpétuité, sans possibilité de libération conditionnelle avant 10 ans.

Convaincu de l'innocence de son fils

Le père de l'accusé, Raymond Axel Kvist, a affirmé au Soleil, mardi, qu'il est convaincu que son fils n'a pas commis le meurtre de Linda McInnis.

« Je ne crois pas une microseconde que mon fils puisse être responsable du décès, de la mort ou de l'homicide de qui que ce soit », a-t-il déclaré, lors d'un court entretien téléphonique. Il a assuré qu'il appuierait son fils « à 100 % » durant les procédures judiciaires.

Avec Dominique Hardy

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