Conduite avec les facultés affaiblies ayant causé la mort: 7 ans pour Moulinneuf-Patry

Samuel Moulinneuf-Patry a été condamné à sept ans... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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Samuel Moulinneuf-Patry a été condamné à sept ans de pénitencier, mardi, à Québec.

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Dominique Hardy

(Québec) «Il faut éviter de banaliser les capacités affaiblies comme si c'était un accident de parcours ou une erreur de jeunesse.»

Le juge Louis Dionne a tenu ces propos avant de condamner Samuel Moulinneuf-Patry à sept ans et deux mois de pénitencier assorti d'une interdiction de conduire de 10 ans.

L'accusé a été reconnu coupable le 30 novembre d'avoir conduit un véhicule avec les facultés affaiblies par la drogue et l'alcool alors qu'il était sur le coup de deux interdictions de le faire, causant ainsi la mort de Cédric Turgeon-Fournier, 18 ans, et blessant gravement Samuel Pageau, deux amis, le 11 septembre 2009 dans un rang de Saint-Flavien dans Lotbinière. La voiture conduite par l'accusé était entrée en collision avec un camion-remorque qui se trouvait en travers du rang.

En retranchant sa détention provisoire, comptée en double, car la commission du crime a eu lieu avant février 2010, soit 26 mois, il lui reste donc cinq ans à purger. Le récidiviste de l'alcool au volant, âgé de 23 ans, a «joué un rôle central dans la commission des crimes», a souligné le magistrat en rendant sa sentence.

Le juge Dionne a rappelé que la conduite avec les facultés affaiblies par l'effet de la drogue ou de l'alcool est un fléau au Canada et ce crime très grave, selon ses propos, entraîne la mort, la peine et la destruction.

De nombreux proches de Samuel Moulinneuf-Patry, dont la mère de Cédric Turgeon-Fournier, étaient présents, mardi. Ils ont soutenu le jeune homme tout au long du processus judiciaire, notamment en demandant la clémence du tribunal.

«Nous allons en appel sur le premier procès comme tel», a rappelé le père de l'accusé, Jean-Marie Patry, qui a avoué aux représentations sur sentence avoir prêté son véhicule à son fils le soir des événements. L'accusé a l'intention de demander sa remise en liberté d'ici le 18 mars, date à laquelle la Cour d'appel entendra son pourvoi. À sa sortie de la salle d'audience, ce dernier a réagi à la sentence que venait de prononcer le juge Louis Dionne.

«On peut dire que naturellement, c'est très sévère comme peine. Il est très affecté de ça. Je pense que si la justice est valable dans ce pays, lors de l'appel, les circonstances vont être mises au jour et il y aura une sentence différente, un jugement différent. [...] Comme Me Levasseur l'a mentionné au procès, le juge n'a pas pris toutes les revendications de l'avocat de la défense. Il n'a pris seulement que la version du procureur de la Couronne. À mon avis, il a erré dans sa décision.»

Le ministère public, représenté par Me Thomas Jacques, demandait une peine globale de neuf ans de pénitencier pour l'accusé de 23 ans.

«Il s'agit d'une peine sévère qui rencontre bien les objectifs prévus par le législateur de dénonciation et de dissuasion qui ont été retenus par l'ensemble de la jurisprudence canadienne pour les crimes de conduite avec les facultés affaiblies par l'alcool ou la drogue», a réagi Me Jacques. Du côté de la défense, Me Charles Levasseur suggérait une peine de quatre ans.

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