Très peu d'écoles du Québec font des simulations de fusillades

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(Québec) Le Québec pourrait mieux préparer les écoles à faire face à une fusillade. Alors que l'Ontario oblige ses établissements scolaires à tenir deux exercices par année, celles du Québec s'exercent sur une base volontaire.

En 2009, la Sûreté du Québec (SQ) proposait aux écoles de son territoire de participer au programme PRES (Plan de réponse pour des établissements sécuritaires). La fusillade au Collège Dawson à Montréal le 13 septembre 2006 avait éveillé les consciences aux risques d'un tireur fou.

En septembre 2012, 94 % des quelque 1500 écoles que couvre la SQ ont complété la première étape de ce plan : visionner un DVD et remplir un cartable d'urgence.

Mais seulement 49 % ont participé à un exercice de confinement barricadé avec la direction et le personnel enseignant, un pourcentage qui baisse à 7 % quand l'exercice est réalisé avec les élèves.

Par comparaison, le ministère de l'Éducation de l'Ontario oblige depuis 2009 chaque école à tenir deux fois l'an deux exercices de confinement. Une directive élaborée à partir de recommandations faites par les corps policiers de la province.

Bonne réponse en Beauce

La commission scolaire de la Beauce-Etchemin est parmi celles qui ont répondu présentes à l'offre de la SQ. «On a formé nos directeurs il y a trois ans, raconte Fabien Giguère, dg adjoint. Depuis deux ans, 70 % de nos écoles ont eu une formation avec le personnel et les élèves de sept ou huit écoles primaires ont fait l'exercice de confinement», signale-t-il.

«L'approche est adaptée selon l'âge des élèves», précise pour sa part le lieutenant Guy Lapointe. Il aimerait évidemment que plus d'écoles intègrent le PRES tout en jugeant satisfaisant le taux de participation actuel. «Nous, on propose une offre à plusieurs volets et les écoles choisissent ce qu'ils veulent», dit-il, rappelant que c'est une adhésion volontaire au service de formation.

Le policier demeure vague sur le contenu de l'exercice de confinement pour ne pas donner un manuel d'instructions à des personnes malveillantes. «Le but est d'outiller les gens en milieu scolaire pour savoir comment réagir et nous aider dans notre travail si on devait intervenir, même si on ne le souhaite pas.»

À la C.S. Beauce-Etchemin, la question d'adhérer ou pas a rapidement obtenu réponse. «On a toujours cru qu'un jour ou l'autre, ça va devenir obligatoire. On fait des exercices pour le feu, pourquoi pas pour ça», indique M. Giguère.

Récemment, le personnel des écoles de Saint-Bernard et de Saint-Narcisse a fait un exercice de confinement. Les élèves de la polyvalente Sainte-Georges vivront l'expérience la semaine prochaine.

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