Agression sexuelle à l'UL: l'enfer après le viol

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Le palais de justice de Québec

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(Québec) La Couronne a décrit, vendredi, l'enfer qu'ont vécu une jeune fille et ses proches, à la suite du viol subi en 2009 à l'Université Laval, et dont Mustapha Abdessadek a été reconnu coupable en décembre dernier.

La procureure dans ce dossier, Me Carmen Rioux, réclame six ans de pénitencier, à compter de maintenant, alors que l'avocat de la défense, Me Bruno Bouffard, ne suggère qu'une peine de 18 mois, moins les sept mois de détention pendant la durée du procès.

En novembre 2009, Abdessadek s'était caché près d'un arrêt d'autobus, pour ensuite entraîner sa victime à l'écart et la violer. Ce n'est qu'en 2012 qu'il a pu être relié à cette agression, grâce à des échantillons d'ADN obtenus dans un autre cas d'agression survenu à Rimouski, et pour lequel il fut aussi reconnu coupable en 2011.

Lors des représentations sur la peine, la procureure a détaillé les conséquences dévastatrices qu'a eues cette agression sur l'adolescente, âgée de 17 ans au moment des faits, et ses proches.

La victime avait porté plainte après l'agression, mais n'en avait pas parlé à ses parents. Elle était si bouleversée qu'elle a dû interrompre ses études. Elle a souffert de dépression, de cauchemars. Elle n'a jamais eu le courage de reprendre l'autobus seule.

Ses parents étaient incapables de comprendre son état. Sa mère a aussi souffert de la situation, jusqu'à faire une tentative de suicide.

La jeune femme a dû être hospitalisée à deux reprises pour un total de cinq mois répartis sur une année, souffrant d'un syndrome de stress post-traumatique.

Me Rioux a plaidé qu'il n'y avait aucune circonstance atténuante en faveur de l'accusé, qui a prétendu que la relation était consentante, qui avait nié sa culpabilité et qui a commis une autre agression à Rimouski après celle à l'Université Laval.

La victime, quant à elle, n'a toujours pas terminé ses études et il lui a fallu plus de deux ans avant de se sentir capable de nouer une relation intime avec quelqu'un.

Le cas Guy Cloutier cité

L'avocat de la défense a quant à lui cité des cas de jurisprudence, dont celui du producteur Guy Cloutier, qui fut condamné à 42 mois de pénitencier après avoir été reconnu coupable d'agressions qui avaient duré des années, sur deux enfants.

Il a plaidé que lorsqu'il s'agit d'une agression unique, sans relation d'autorité et sans antécédent au moment du crime, les peines varient entre 12 et 20 mois.

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