Accident mortel sur la 175: Raiche jugé trop sévèrement, plaident ses avocats

Sébastien Raiche... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Sébastien Raiche

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Sébastien Raiche a bel et bien commis des erreurs de conduite qui ont mené à la mort d'une mère de famille en juillet 2009 dans la réserve faunique des Laurentides. Cependant, il ne peut être reconnu coupable de conduite dangereuse ayant causé la mort.

C'est ce qu'a tenté de faire valoir Me Alain Dumas, mardi, pour convaincre la Cour d'appel d'entendre la cause du jeune homme de 25 ans et renverser sa sentence de 30 mois pour le décès d'Hélène Tremblay, 39 ans.

Lors de la collision, Raiche circulait sur la route 175 à une vitesse de 110 à 125 km/h. Lors d'une manoeuvre de dépassement, il a tenté de réintégrer la voie, mais a perdu la maîtrise de son véhicule. Le résidant de Saint-Eustache est alors entré en collision avec une voiture qui circulait en sens inverse. En tout, cinq véhicules ont été impliqués.

Me Dumas argumente que le juge de première instance, Jean-Pierre Dumais, a basé son verdict essentiellement sur le récit de quatre témoins de la Couronne qui ont jugé la manoeuvre «dangereuse».

Selon l'avocat, ces témoins auraient commis des «erreurs de bonne foi» appuyées sur des perceptions. Ils auraient ainsi induit le juge Dumais en erreur. Ce dernier aurait aussi omis, selon M. Dumas, d'analyser d'autres éléments de preuve qui pouvaient disculper son client. De plus, il n'aurait jamais cru le témoignage livré par Raiche.

«Ce n'est pas parce qu'il est responsable de l'accident qu'il est nécessairement coupable de conduite dangereuse», a souligné la défense. En effet, Me Dumas admet les erreurs de fait du jeune conducteur lors de sa manoeuvre de dépassement.

Appel sur la peine

Me Myriam Tabet a, pour sa part, plaidé pour faire appel de la peine de 30 mois imposée à Sébastien Raiche. Elle se demande comment il a pu être jugé selon l'échelle de gravité la plus élevée alors que, selon elle, la preuve ne démontrait pas une «insouciance téméraire».

«Le dépassement était permis à cet endroit. La chaussée était sèche et il roulait à 105 km/h depuis 30 minutes avant de dépasser», a-t-elle souligné. Lors du procès, la défense demandait une peine de 18 mois à purger dans la collectivité.

Les trois juges à entendre les arguments ont pris la requête en délibéré. Même s'il est impossible de présumer de leur décision, l'un d'eux, l'honorable France Thibault, s'est questionné sur quelques aspects du verdict.

«Je trouve que le juge [Dumais] va très loin, a-t-elle dit, prenant en référence un passage du jugement où le magistrat écrit que Raiche avait «une persistance obsessionnelle de dépasser tout ce qu'il y avait devant lui». «Quand je lis ça, ça me préoccupe», a-t-elle lancé, se demandant comment il avait pu, selon la preuve, en arriver à émettre ce commentaire.

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