Manifestations étudiantes: la Ville de Québec paiera la facture

Le ministère de la Sécurité publique juge que... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Le ministère de la Sécurité publique juge que le travail effectué par les policiers de Québec pendant le «printemps érable» relevait de son niveau de service et que, pour cette raison, il n'a pas à rembourser la Ville.

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) La Ville de Québec n'obtiendra pas un sou du million de dollars qu'elle réclamait au gouvernement du Québec pour les frais policiers liés aux manifestations du printemps. La mairie annonce déjà sa déception, d'autant plus que Montréal a reçu 15 millions $ en septembre.

Le ministère de la Sécurité publique explique sa décision dans une lettre adressée à Régis Labeaume en date du 20 décembre et dont Le Soleil a obtenu copie. Il est écrit que «les corps policiers doivent assurer un certain nombre de responsabilités en lien avec le contrôle de foule et le maintien de l'ordre selon le niveau de service qui lui est applicable».

En termes clairs, le Ministère estime qu'il n'a pas à rembourser puisque le travail policier effectué à Québec pendant le «printemps érable» relevait de son niveau de service.

«On a pris acte de la réponse. Mais on ne laissera pas ça là», lance au Soleil Paul-Christian Nolin, attaché de presse du maire Labeaume, qui était indisponible, mercredi. «Évidemment, ça ne répond pas à nos attentes. On a demandé un million de dollars. On voulait que ça soit fait de façon équitable avec ce qui a été fait à Montréal», insiste-t-il.

Le maire abordera la question en début de semaine prochaine lors d'une rencontre déjà prévue avec la ministre responsable de la région de Québec, Agnès Maltais, et celui des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault.

Montréal, l'exception

Dans cette même lettre, signée par le sous-ministre associé, Yves Morency, le Ministère justifie aussi les 15 millions $ accordés par décret à Montréal par l'ancien gouvernement Charest tout juste avant le déclenchement des dernières élections.

Cette décision «a été motivée par l'obligation pour le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) de fournir des services supplémentaires en matière, notamment, de coordination d'enquête d'envergure, d'utilisation de techniques et d'outils d'enquête d'exception dans de nombreuses situations et de la nécessité pour le SPVM de prendre des moyens qui s'imposaient afin de s'assurer que plusieurs des grands événements puissent se dérouler dans le bon ordre, considérant leur visibilité internationale et leur impact économique».

De la même encre, on y précise que le service de police de la métropole a assumé des dépenses liées à l'ordre et à la sécurité qui ne seront pas compensées puisqu'elles relèvent de son niveau de service. Comme quoi les 15 millions $ ont été octroyés en raison d'une situation exceptionnelle qui n'a pas eu lieu à Québec et dans d'autres villes.

En effet, à l'instar de Québec, Gatineau n'obtiendra pas son million de dollars en réclamations. De même, Sherbrooke doit faire une croix sur les 439 000 $ qu'elle demandait. Longueuil devra aussi se priver des sommes demandées.

Personne n'était disponible, mercredi, au bureau du ministre de la Sécurité publique, pour commenter la lettre.

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