Lock-out du Journal de Québec: règlement à l'amiable, cinq ans plus tard

Les employés du Journal de Québec en lock-out... (Photo Jocelyn Bernier, Le Soleil)

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Les employés du Journal de Québec en lock-out en 2007.

Photo Jocelyn Bernier, Le Soleil

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(Québec) Les artisans du Journal de Québec peuvent officiellement tourner la page sur le lock-out de 16 mois vécu en 2007 et 2008. Une poursuite de 750 000 $ qui planait depuis presque cinq ans sur des journalistes syndiqués s'est récemment réglée à l'amiable.

Fin novembre 2007, sept journalistes de l'agence Canoë, dont les textes étaient publiés dans le Journal de Québec, ont intenté une poursuite contre le syndicat des journalistes et 12 de ses membres alors en lock-out.

Marc-André Boivin, Reine-May Crescence, Hubert Lapointe, Bernard Plante (aujourd'hui décédé), Geneviève Riel-Roberge, Dominique Salgado et Mélanie Tremblay disaient avoir fait l'objet d'intimidation, de menaces et de harcèlement de la part d'employés en lock-out, en étant notamment injuriés ou traités de «scabs» ou de voleurs de jobs. Les plaignants se décrivaient comme des travailleurs autonomes n'ayant aucun lien contractuel avec le Journal de Québec.

Les sept journalistes reprochaient également aux «lockoutés» du Journal de Québec le contenu et le ton de certains textes publiés dans le Média Matin Québec, journal lancé par les journalistes lors du conflit de travail. Deux d'entre eux avaient vu leur photo publiée dans ce journal avec un texte dénonçant le travail des «scabs» au Journal de Québec. L'ensemble des dommages moraux et punitifs réclamés par les sept plaignants équivalait à 750 000$.

À la mi-novembre, près de cinq ans après le dépôt de la poursuite, les deux parties se sont entendues à l'amiable. Le procès de huit jours qui devait débuter le 18 novembre n'a donc pas eu lieu.

Entente «satisfaisante»

Le président du syndicat de la rédaction du Journal de Québec, Stéphane Villeneuve, confirme que l'entente est «satisfaisante pour les deux parties». Son contenu est toutefois tenu confidentiel.

M. Villeneuve souligne que «la majorité des événements qui étaient reprochés» étaient survenus après que la Commission des relations du travail (CRT) eut donné raison au syndicat. Le CRT avait jugé que Québecor avait violé le Code du travail en ayant recours à des travailleurs de remplacement. Cette décision a cependant été infirmée par la Cour supérieure et la Cour d'appel.

«Le fait d'avoir mis fin à ce chapitre avant la prochaine négociation, c'est une bonne chose», croit le président du syndicat de la rédaction. La convention collective des journalistes du Journal de Québec viendra à échéance le 6 août prochain.

«Il n'y a pas de signe avant-coureur comme quoi on pourrait se diriger vers un conflit. Je pense que les relations, pour l'instant, sont quand même bonnes entre la direction et le syndicat», indique Stéphane Villeneuve.

Il n'a pas été possible de parler à un représentant de Québecor, samedi.

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