Les pompiers indignés des propos de Labeaume

«De venir se faire dire qu'on n'a pas... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

Agrandir

«De venir se faire dire qu'on n'a pas de coeur, c'est quand même spectaculaire», réplique Éric Gosselin. «C'est pas digne d'un maire d'une grande ville comme Québec. Pour nous, c'est vraiment déplacé de sa part.»

Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé

Partager

(Québec) Le syndicat des pompiers de Québec trouve indigne la suggestion que lui a faite le maire Régis Labeaume de «s'acheter des coeurs» afin de mieux saisir sa mission en Haïti.

«S'ils sont capables de s'acheter des coeurs un jour et se les faire poser, peut-être qu'on leur parlera, parce qu'actuellement, la seule façon d'atteindre ces gens-là, c'est par monnombril.com», a lancé Régis Labeaume depuis sa mission en Haïti, jeudi. Celui-ci réagissait à la possibilité de travailler avec le syndicat des pompiers de Québec pour venir en aide aux pompiers de Port-au-Prince.

«On exclut totalement de faire affaire avec le syndicat des pompiers de Québec. Avec ce qu'ils ont dit, ils sont exclus. On ne veut rien savoir d'eux autres. On n'a pas besoin d'eux autres», a-t-il aussi affirmé.

Régis Labeaume n'a pas digéré les récents propos du président du syndicat des pompiers, Éric Gosselin, qui laissait entendre que le maire et le chef du Service de protection contre l'incendie de la Ville de Québec, Richard Poitras, feraient mieux de visiter les casernes de Québec avant celles de Port-au-Prince.

«De venir se faire dire qu'on n'a pas de coeur, c'est quand même spectaculaire», réplique Éric Gosselin. «C'est pas digne d'un maire d'une grande ville comme Québec. Pour nous, c'est vraiment déplacé de sa part.»

«Je ne nous vois pas de cette façon-là, poursuit M. Gosselin. On est vraiment, justement, des gens de coeur qui desservent la population jour après jour, malgré le fait que ça fait six ans que l'employeur ne veut pas s'entendre avec nous. En plus, jour après jour, on se fait insulter de la sorte.»

M. Gosselin répète que le syndicat des pompiers «appuie l'aide à Haïti», mais qu'il soutient avant tout les gens de la capitale. «Nous, les pompiers de Québec, on a choisi de s'occuper des enfants de Québec à la place, des gens dans le besoin ici.» Il cite le dépouillement de l'arbre de Noël «entièrement financé» par les pompiers, qui permet de remettre chaque année des cadeaux à des centaines d'enfants défavorisés. Il donne aussi l'exemple de la Fondation des pompiers du Québec pour les grands brûlés, à laquelle plusieurs pompiers du service donnent de leur temps.

«C'est sûr que la réplique du maire, demain, sera "Ah, je parlais pas aux pompiers, je parlais au syndicat". Ça, on l'entend régulièrement. Mais nos gens, sur le terrain, se sentent visés. J'ai des téléphones et nos pompiers et pompières se sentent visés personnellement par cette attaque-là», avance Éric Gosselin. Ce dernier persiste à croire que le maire et le directeur du service des incendies de Québec n'étaient pas les «personnes toutes désignées» pour aller aider la population haïtienne. «Est-ce que ça méritait d'être insulté de la sorte? Moi, je pense que non.»

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer