Aucune sanction pour les pompiers de Québec joueurs de tennis

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(Québec) Le Service de protection contre l'incendie de la Ville de Québec n'appliquera aucune sanction contre les quatre pompiers pris en flagrant délit de jouer au tennis durant leurs heures de travail en août. Néanmoins, le syndicat des pompiers accuse toujours la direction de ne pas édicter une politique claire sur les activités permises en service.

Ce n'était pas un beau dimanche après-midi le 19 août. La nouvelle avait fait grand bruit. Des pompiers de la caserne de Saint-Augustin avaient été surpris à jouer au tennis au Centre Delphis-Marois. Ils s'y étaient rendus avec un camion de service. Un citoyen avait croqué la scène. Il y a eu enquête.

On leur reprochait notamment d'avoir utilisé l'équipement de la Ville à des fins personnelles et on désirait évaluer les risques de blessures. On voulait aussi savoir s'ils étaient prêts à répondre à un appel d'urgence et s'ils avaient eu l'autorisation d'un supérieur. La réponse à ces deux questions est «oui».

À la suite de cet épisode, le président du syndicat des pompiers, Éric Gosselin, avait demandé d'édicter une politique sur les activités de mise en forme que peuvent pratiquer les pompiers, y compris celles à l'extérieur de la caserne. Il s'est heurté à une fin de non-recevoir.

«On a eu un refus catégorique. Ils [la direction] ne feront pas de directive à cet effet-là. Ils veulent laisser ça vague pour pouvoir mater les gars. À cause de cela, on demande la prudence à nos membres qui seraient tentés de pratiquer des sports à l'extérieur des casernes, prévient-il. À moins d'avoir l'autorisation très claire du chef aux opérations, le mot d'ordre est de ne pas sortir.»

Le porte-parole de la Ville, Jacques Perron, nuance ces propos. Il explique que l'événement a permis au Service de s'interroger sur l'encadrement des activités hors caserne. Même s'il n'y aucune directive ou politique écrite, il y a eu un resserrement des règles.

«Les règlements doivent avoir un lien avec l'emploi. C'est normal, il faut qu'ils s'entraînent, mais c'était une situation un peu bizarre, celle du tennis. Ça, ça ne se fera plus.»

Il donne en exemple la nécessité d'exercices de natation pour l'escouade nautique et d'exercices d'escalade pour l'équipe Grimp.

Argument non fondé

«D'après eux, en gros, si nous ne bloquions pas leurs demandes faites pour allonger les heures de formation et de prévention, une situation comme celle du tennis ne serait pas survenue parce que les pompiers auraient quelque chose à faire. C'est réduire notre dossier de négociations à ce seul événement», reproche M. Gosselin, faisant référence à une lettre reçue par la direction.

Cette dernière a déjà admis que la forme physique est «inhérente» au travail des pompiers. Cependant, il n'y a aucun plan de mise en forme validé pour l'ensemble de son personnel. La Ville met à la disposition des pompiers une salle d'exercice dans chaque caserne, mais ce sont eux qui doivent payer les équipements de mise en forme.

«Une de nos demandes est de mettre des appareils cardio à l'intérieur des casernes. [...] À l'époque, nous avions commencé à élaborer un plan d'entraînement avec l'ancienne direction, mais c'est tombé à l'eau», regrette M. Gosselin.

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